Dimanche 2 décembre, après avoir fait le check out à Valladolid, je prends la direction de Mérida. 2h de bus plus tard, je quitte la très moderne gare des bus (presque digne d’un aéroport) et je marche jusqu’à mon auberge. Après une courte sieste, je vais faire un tour en ville. J’observe les belles façades, les nombreuses églises et la place principale. Un mexicain m’explique qu’il y a un festival sur la culture maya cette semaine et me dit que s’il me recroise un peu plus tard, il m’invitera à danser… Bizarrement je ne suis pas repassée pas là :D. Une fois la nuit tombée, je passe faire quelques courses au supermarché et je me fais du riz aux légumes et sauce tomate. Je vais me coucher assez tôt.
Le lendemain c’est farniente, je traîne dans l’hostel, je fais papote avec un français. Il fait très chaud et on préfère rester dans la fraîcheur de l’auberge.
Mardi, je m’active. Je prends un colectivo fin de matinée pour Izamal, une petite ville à 1h de Mérida connue pour sa couleur. En effet, toutes les maisons sont jaunes. Il n’y a pas d’explication officiel à ce choix de couleur. La ville a été construite sur d’anciens temples mayas dont un qui était dédié au soleil. Certains disent que pour continuer à honorer le soleil, ils ont tout peint en jaune. D’autres disent que c’est juste un coup de marketing. Mais peu importe la raison, l’ensemble est très joli. Bref, je commence par le monastère tout jaune, dont l’atrium est le second plus grand en taille après celui du Vatican.



Ensuite je grimpe sur les vestiges des pyramides mayas. Depuis le haut du deuxième temple, j’ai une vue sur toute la ville et la jungle environnante.


De nouveau dans le centre, je mange dans un resto conseillé par le Routard. Du coup, il y a deux familles belges et deux autres françaises qui mangent aussi là, quelle coïncidence ! 😀


Je me balade encore un peu dans les rues avant de rentrer à Mérida. Une dernière balade en ville et puis je retourne à mon auberge. Je prépare un guacamole pour le souper et en fin de soirée je quitte Mérida en bus de nuit pour Palenque.
Étonnamment, je dors comme une marmotte dans le bus et j’arrive très rapidement à Palenque, le point de départ pour visiter les ruines homonymes et différentes cascades. La ville se situe juste avant les montagnes du Chiapas et est entourée par la jungle. Etant donné que j’arrive à 7h du matin, je dépose mes affaires dans mon auberge et je prends le premier colectivo pour les ruines. Le site ouvre à 8h et je suis la première sur le site (si on ne compte pas les vendeurs de souvenirs). Les temples sont complètement entourés par la jungle et très bien conservés. Il est possible de grimper sur certains. Je fais le tour de tout le site et puis je descend le long des cascades jusqu’au musée.




Après avoir fini la visite, je prends un colectivo pour retourner en ville. L’après midi, je me balade dans le centre et je fais quelques courses pour mon souper.
Le lendemain, au moment de partir avec un hollandaise pour aller voir des cascades, je retombe sur Zoe, une anglaise que j’avais rencontré à Holbox. Elle vient d’arriver et je lui propose de se joindre à nous. 10 minutes plus tard, on est dans un colectivo pour Roberto Barrios, des cascades pas trop touristiques, constituées de cinq bassins où l’on peut nager. On y passe l’après-midi à se baigner et à sauter depuis les cascades. Le soir on retourne en colectivo à Palenque.



Le vendredi, on prend toutes les 3 un tour pour aller à San Cristobal de Las Casas, dans les montagnes. Le tour nous fait passer par deux cascades. La première est Misol-Ha. On peut passer derrière la chute d’eau. On n’a que 30 minutes sur place donc on ne se baigne pas.


On roule ensuite encore 1h avant d’arriver à Agua Azul, un ensemble de cascades qui ressemble fort à Roberto Barrios mais en beaucoup plus grand et avec plus de courant. Je marche jusqu’à un bassin en amont de la cascade principale et je m’y baigne. Mais l’eau est très froide et le soleil n’est pas fort présent. Zoe et Sheima, l’hollandaise, me rejoigne. A un moment je me laisse guider par le courant et puis je m’en éloigne. Zoe fait de même mais se fait emporter vers le centre de la rivière et je lui dis de faire attention car il y a une petite cascade, pas très haute, mais il y a des rochers en bas. Elle parvient à agripper à l’îlot et on vient l’aider à sortir de l’eau. Que d’aventures!


Une fois remises de nos émotions, on se change et on repart dans notre bus qui roule pendant près de 4h jusque San Cristobal. La route est sinueuse et parsemée de « topes », les dos d’ânes mexicains. Ils ont l’art dans mettre tout les 20 mètres, on n’avance pas. Bref, vers 22h, on n’arrive enfin à San Cristobal et je marche jusque mon auberge. Tout les soirs il y a un feu de camp et je m’y réchauffe un peu avant de filer au lit.

