Aller retour express au Guatemala

Après trois semaine sous la pluie belge, il est enfin temps de repartir sous le soleil. Dimanche 8 mars, mes parents me dépose à Bruxelles où je prends un bus pour l’aéroport d’Amsterdam. J’y arrive à 1h du matin et je patiente quelques heures dans l’aéroport étant donné que mon vol pour Madrid ne décolle qu’à 7h du matin. Une fois en Espagne, j’ai un vol de 12h jusque Guatemala City, capitale du Guatemala. Etant donné que la crise du Corona virus commence à prendre de l’ampleur, on fait la file à la sortie de l’avion car les employés prennent notre température à chacun. Je n’ai pas de fièvre, c’est bon !

Après avoir récupéré mon sac, je file en Uber jusqu’à la station de bus dans le centre où je réserve le prochain bus qui part 3h plus tard. C’est un des rares bus de nuit qui existe au Guatemala, l’état des routes en général oblige les conducteurs à rouler la journée. J’avais entendu qu’il faisait froid dans le bus car ils mettent l’air conditionné à fond. Je regrette amèrement de n’avoir que deux pulls quand je vois les Guatémaltèques sortirent leurs couvertures. Les 9 heures de bus sont longues, j’essaie de dormir. En vain car je me meurs de froid…

40 heures après mon départ de Bruxelles, j’arrive enfin à destination: Flores, une petite île du lac Péten Itzá au Nord-Est du Guatemala. Le voyage valaient la peine, l’île est très mignonne et mon auberge, Los Amigos, est très sympa. Après une bonne douche, j’attends que mon lit soit prêt. Je ne fais pas grand chose de ma journée, une sieste le matin, une petite balade dans la ville à midi et une sieste l’après midi.

Le soir, avec une française, une belge et une israélienne on va voir le coucher de soleil depuis un ponton. Sur le retour, je mange quelques tacos d’un vendeur de street food et je file au lit.

Mercredi, je tombe par hasard sur une volontaire que j’avais recontré à Puerto Escondido, le monde est petit! Un peu plus tard, je prend un bateau pour San Miguel, de l’autre coté du lac et je marche jusqu’au mirador qui offre un point de vue sur l’île de Flores, le lac et ses environs.

Ensuite, je descend jusqu’à une sorte de plage. Il est encore tôt et il n’y a presque personne. Il fait chaud, je bronze et je me rafraîchis dans l’eau. Un Guatémaltèque fait un peu papote avec moi, il est ravi que je parle espagnol et m’explique ce qu’il y a à faire dans la région.

Milieu d’après midi, je rentre à l’auberge. Les autres clients m’apprenne que le Guatemala compte fermer ses portes le lendemain. Je suis arrivée juste à temps. Depuis ce jour, je me renseigne quotidiennement pour voir quels mesures prennent les différents pays. De base, je souhaitais aller au Belize et puis descendre vers le sud, Honduras, El Salvador et ensuite le Nicaragua. El Salvador a déjà fermé ses frontières, les autres pays risquent de suivre. Fin d’après midi, je vais voir, à nouveau, le coucher de soleil avec une Allemande, ensuite je mange à l’auberge avec elle.

Jeudi, avec une autre Allemande, un Américain et une Autrichienne, on va voir une grotte. Je ne leur avait pas demandé où on se rendait, pensant qu’on allait juste se balader. Je comprends seulement plus tard qu’on va visiter une grotte. La personne à l’entrée nous conseille de faire le petit parcours étant donné qu’on est en short et en tongs, pas l’équipement le plus utile pour visiter une grotte… On nous prête des lampes frontales et on observe les différentes formations des stalactites et stalagmites. 1h plus tard, on repart en tuk tuk jusqu’au marché avant de retourner sur l’île de Flores (relié à Santa Elena par un pont).

L’après midi, on s’inscrit à une Sunset Cruise. On est une vingtaine à monter sur le bateau à 15h, on navigue d’abord jusqu’au Jorge Rope Swing, un petit paradis. Certains sautent avec les cordes dans l’eau, d’autres (moi) prennent les bouées et pataugent dans l’eau. La vie est belle.

1h plus tard, on remonte sur le bateau et on fait un tour du lac pendant le coucher du soleil. On accroche les bouées à l’arrière et on se fait tirer. Il est possible de commander à manger sur le bateau et la livraison se fait via un kayak 😀 Vers 19h30, on est de retour à l’auberge. Je bois encore un verre avec l’américain et l’autrichienne et je rencontre deux belges.

Vendredi, je me rend à Tikal, un énorme site de temples mayas perdus dans la jungle. On prend un bus local avec Julia, l’autrichienne. On arrive vers 11h et on se balade dans le parc, à l’affut des singes et des oiseaux. Au loin, on entend les singes hurleurs mais on ne les voit pas. Le site est très grand, on peut grimper sur plusieurs temples mais la chaleur nous décourage un peu. On préfère se coucher et regarder les singes passer au dessus de nous. Vers 16h, on rentre sur Flores en mini bus. Julia prend un bus de nuit vers 20h et je ne tarde pas très longtemps à aller au lit, je suis fatiguée et j’ai hâte d’aller dormir. Les news m’informent que le Honduras met en quarantaine les étrangers arrivant dans le pays. Il faut que je reconsidère mes plans. Je me dis que je vais aller au Belize et ensuite je repasserai au Mexique et là-bas j’aviserai.

Samedi, je prends un bus local (assise à coté d’un bourré qui me demande trois fois mon prénom et d’où je viens) jusque El Remate, à l’autre bout du lac, un petit coin très calme. En arrivant à mon auberge, j’entends un groupe parler français. Reconnaissant l’accent, je leur demande s’ils sont belges et heureusement c’est bien le cas. Ma chambre (j’ai été upgradé) n’étant pas encore prête, je m’assieds avec eux. Ce sont 7 amis voyageant pour deux semaines au Guatemala. Je passe l’après-midi à bronzer sur le ponton et à nager avec eux, c’est très sympa. Le soir, on mange ensemble et puis on va voir les étoiles.

Dimanche, les Belges partent pour Tikal, moi j’analyse la situation, le Belize est encore ouvert et le Mexique aussi, je me dis que j’irai le lendemain. Vers midi, je quitte l’auberge pour me rendre à la réserve naturelle à côté mais j’aperçois les belges sur le ponton. Je suis étonnée qu’ils soient déjà de retour et ils m’annoncent que Tikal est fermé, comme tous les autres parcs du Guatemala. Ils se sont fait recaler à l’entrée. Ils me disent qu’ils iront à la réserve mais un peu plus tard. Je me dis que j’irai avec eux. Vers 14h, je vais chercher mes affaires et par réflexe, je regarde si le Belize est toujours ouvert. A ma grande surprise, ils annoncent qu’ils ferment leurs frontières avec effet immédiat. Etant à 1h de là, je m’étais dit que j’aurais pu vite passer mais non. Je commence à stresser, j’ai peur que le Mexique ferme ses portes aussi et que je sois coincée au Guatemala. Etant donné que le Belize est fermé, je dois pendre un vol pour arriver au Mexique.

J’avais encore une nuit réservée à l’auberge mais je préfère ne pas perdre de temps, mon instinct me dit que la situation va très vite évolué. Je fais mes affaires, dis au revoir aux belges et je me mets en route. Je marche d’abord le kilomètre qui me sépare de la petite ville et là j’attends au bord de la route un colectivo. Mais on est dimanche, il n’y en a pas beaucoup. Heureusement, deux Guatémaltèques s’arrêtent et me proposent de me déposer à Santa Elena, la ville d’où partent les bus, à 1h de route. Ils travaillent tous les deux à Tikal et sont un peu dépités de se retrouver sans emplois. Une fois à la gare des bus, je réserve le prochain pour la capitale. Je porte tous ce que je peux pour avoir chaud mais j’ai pris la dernière place disponible et je me retrouve dans le bus tout à l’arrière, sous l’air conditionné. Il fait gelant et le thermomètre affiche 9 degrés… A 3h du matin j’arrive à la station de bus et je prend un taxi pour l’aéroport. Il me reste 14h avant mon avion, j’essaie de dormir un peu mais sans beaucoup de succès. Vers 10h, je vois un canadien que j’avais rencontré au lac Atitlan. Il prend le même avion que moi. On joue aux cartes tout le reste de la journée, il me bat à chaque partie ou presque. L’avion a du retard et j’arrive donc plus tard que prévu à Cancun. L’agence de bus de l’aéroport n’accepte plus les cartes de crédit et aucun des ATM ne fonctionnent. Je parviens à échanger des euros (à un très mauvais taux, surtout qu’il a changé depuis mes derniers jours au Mexique) contre quelques pesos. Bref j’arrive à mon auberge à 23h30, n’ayant qu’une hâte: dormir. C’est bizarre d’être de retour à Cancun, 4 mois après le début de mon voyage.

Mardi matin, je retrouve Fernando, mon ami mexicain qui est à Cancun pour le moment. Etant donné que mon vol pour rentrer en Belgique n’est que mercredi soir, on prend des colectivos pour Tulum. Une fois qu’on est installé à l’auberge (il est déjà 15h), on va manger des tacos juste à coté. Fernando m’explique qu’il a travaillé pour ce restaurant une année plus tôt mais à Cancun. Par hasard, les managers sont là et viennent s’asseoir avec nous. On passe le reste de l’après midi à manger des Tacos al Pastor (mes préférés) ensuite on va en voiture (avec les managers) jusqu’à la plage. Un peu plus tard, ils nous déposent dans le centre ville. Fernando et moi on mange encore quelques tacos puis on fait un peu la fête (il faut bien en profiter avant la quarantaine). Le lendemain, on se balade un peu dans Tulum et puis on retourne au restaurant. Le manager nous offre le dessert. Vers 16h, on reprend les colectivos pour Cancun et ensuite je prends un bus pour l’aéroport. Les Belges rencontrés au Guatemala m’ont dit que je suis partie à temps, ils sont restés une nuit de plus et sont maintenant coincés sur place dans l’auberge. Tout déplacement est interdit, la baignade est limité à trois personnes à la fois et tous les sites sont fermés. Au final, ils resteront une quinzaine de jours bloqués sur place. J’ai bien fait d’écouter mon instinct.

L’avion pour Madrid est plein, tout le monde doit rentrer en Europe. J’ai ensuite une mini escale avant de prendre mon avion pour Bruxelles. Un retour imprévu mais c’est mieux ainsi. Maintenant, j’ai une excuse pour repartir 🙂

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