Retour au Mexique

Le 1er novembre, Lauranne et moi passons une partie de la matinée à analyser la suite de notre voyage. Ensuite on part voir le marché de la ville mais il est assez petit, on fait vite le tour. Sur le chemin du retour, les nuages se font de plus en plus menaçants et nous accélérons le pas jusqu’au bazar municipal, une sorte de food court. Il était temps car le ciel se déchaîne, il tombe des trombes d’eau, c’est impressionnant. Je commande des tacos al pastor (mes favoris, la viande de porc est cuite comme un kebab avec le jus d’un ananas roti qui coule sur la viande) et des quesadillas ainsi que deux verres de jamaicas (jus d’hibiscus). Une fois repues, nous rentrons sous la pluie qui s’est calmée, à notre auberge.

Le plan pour l’après-midi était de visiter des temples, moins connu que le Chitchen Itza, ainsi qu’une cenote. Mais avec la pluie qui est annoncée pour toute la journée, ainsi que pour le lendemain, on hésite. L’ouragan Lisa n’est pas loin, ils annoncent encore beaucoup de pluie pour le lendemain. On se dit qu’il vaut mieux bouger et faire quelque chose car de toute façon le soleil ne sera pas de retour tout de suite. On décide donc de trouver un collectivo (taxi partagé) pour nous rendre sur le site de Ek Balam, à 30 minutes de Valladolid. Le seul problème est que si on ne veut pas attendre que d’autres personnes remplissent le taxi, on doit payer le prix plein. Mais avec la météo annoncée, on craint d’attendre pour rien. On négocie un peu le prix et on y va juste à deux.

Une fois sur place, on prend nos tickets et on commence la visite. Le site n’est pas très grand, mais une des structures est une des plus grandes que j’ai vue jusqu’ici en termes de pyramides mayas. Certaines sculptures sont également très bien conservées. On peut même monter en haut de la plus grande pyramide afin d’observer les environs. On voit la jungle de tout les côtés, c’est impressionnant. On redescend ensuite doucement, les mayas étaient petits mais ils faisaient des grandes marches et des escaliers raides. On est contente de ne pas être restée à l’auberge, il ne pleut pas et il n’y a quasi personne.

Après la visite des temples, on marche une vingtaine de minutes jusqu’à la cenote X’Canche. L’entrée n’est pas comprise dans le billet des temples et le prix a doublé par rapport à ce qu’on avait lu mais puisqu’on y est, autant y aller. On se change puis on se douche avant de descendre dans la cenote. A nouveau il n’y a quasi personne et c’est un réel plaisir de se rafraîchir. On barbote quelques temps avant de remonter nous rhabiller. Sur le parking, le taximan nous dit qu’il y a normalement deux autres personnes qui doivent reprendre le taxi et que nous pourrons partager la course. Mais nous attendons et personne n’arrive. On paye donc le prix plein à nouveau. Les temples et le cenote valent la peine mais c’est une journée qui coûtent cher mine de rien.

De retour à Valladolid, on se change avant d’aller prendre un apéro. 3 ans plutôt, lors de mon premier passage à valladolid, j’avais été boire un verre avec plusieurs personnes de l’auberge et nous nous étions tous assis dans un vieux combi. J’arrive à retrouver le même bar (ce n’est pas très compliqué, c’est le seul endroit avec un peu d’ambiance le soir) et le combi est toujours là. On commande une chelada (bière servie dans un verre froid avec du jus de citron et du sel sur le bord) et du guacamole. Vers 20h, on retourne au bazar, tacos pour moi, fajitas pour Lauranne. Lorsque nous rentrons à l’auberge, Simon et Pierre, les belges rencontrés à Cuba, me disent qu’ils sont partis plus tôt de Tulum que prévu pour éviter la pluie et qu’ils arrivent à Valladolid. Lauranne dort déjà, je lui laisse un message et pars boire un verre, dans le même bar avec le combi.

Le lendemain matin, on déjeune à l’auberge avant de prendre un bus pour Mérida, une ville située à deux heures à l’ouest de Valladolid. Mérida est aussi une ville coloniale mais plus grande que Valladolid. On dépose nos affaires à l’hôtel, qui est plus loin du centre qu’on ne le pensait, et on part à la recherche de notre lunch. Sur une place, on trouve plusieurs stands de street food. Un des vendeurs nous propose de goûter ce qu’il prépare. Il nous fait des tortas (sandwich) avec un mélange de porc, chorizo et noisette. C’est super bon, on prend aussi un burrito avec la même préparation et quelques légumes en plus.

L’après midi, on voulait aller à Izamal, une ville tout jaune dans les environs de Mérida. Mais la tempête Lisa n’est toujours pas très loin et il se met à pleuvoir. On s’abrite tant bien que mal en attendant que cela passe. On se rend compte qu’il est déjà 14h30 et que cela va être juste d’aller jusque Izamal. On décide donc de rester en ville et d’explorer le marché. On passe devant un lieu de pédicure et manucure et on se laisse tenter. Je ne connais pas encore le vocabulaire de la manucure en espagnol mais on se débrouille. Ensuite on fait quelques emplettes au marché avant de rentrer à l’hôtel nous changer et puis de rejoindre Picci et sa copine (un ancien coloc de Lauranne) pour manger.

Le 4 novembre, Lauranne et moi décidons de nous lever tôt pour aller jusque Celestun, une petite ville en bord de mer à l’ouest de Mérida. Nous souhaitons prendre le bus de 7h mais en arrivant à la gare des bus, on se rend compte qu’il y a un bus toutes les heures, sauf à 7h. On cherche un autre moyen de transport, comme un collectivo, mais ils ne partent que plus tard. Nous nous achetons de quoi déjeuner et patientons. La trajet jusque Celestun est long, notamment car le bus s’arrête très fréquemment pour embarquer de nouveaux passagers et en déposer d’autres. On arrive en fin de matinée. A Celestun, il est possible de voir des flamants roses, la raison principale de notre venue. Pour ce faire il faut faire un tour en bateau. Avec les autres touristes de notre bus, nous négocions le prix et commençons ensuite le tour. Très vite, nous voyons beaucoup d’oiseaux au bord de l’eau et un peu plus loin, nous nous approchons d’un groupe d’une dizaine de flamants roses. On les voit de très près et après quelques minutes, ils s’envolent. Nous traversons ensuite la limite entre la mer et l’eau de la rivière. La démarcation est facilement visible car les eaux n’ont pas la même couleur.

On s’enfonce ensuite dans les mangroves. On ne verra pas de crocodiles mais bien des papillons et de beaux crabes rouges. Une fois de retour dans la mer, le bateau s’arrête et nous prenons un bain maya. Cela consiste à prendre le sable au fond de l’eau, qui est mélangé à une autre substance et de se l’appliquer sur le corps. Je ne suis pas très sûr que l’effet rajeunissant fonctionne mais on rigole bien.

La prochaine étape nous permet de voir plus de flamants roses. On quitte le bateau pour marcher vers une lagune salée aux teintes rosées. La on voit plusieurs grands groupes de flamants roses. Nous ne sommes qu’au début de la bonne période, le guide nous indique que l’on peut voir, les bons mois, plusieurs milliers d’oiseaux.

De retour sur la plage, nous partons manger avec les deux françaises et le couple de hollandais qui nous accompagnent. On a du mal à se faire comprendre au petit buibui du coin mais on finit par commander le menu du jour: poulet et soupe de pâtes. Pas mauvais, mais on a connu mieux. On reprend ensuite le bus pour retourner à Mérida. On se pose à la piscine de l’hôtel avant de retrouver Picci et Chloé pour le souper. Au menu: tacos dans la rue, on se régale. On va ensuite boire un verre et un peu plus tard je rejoins Simon et Pierre, aussi à Mérida, pour un dernier verre.

Le lendemain, il n’y a pas grand chose de prévu au programme. On prend un bus de 5h jusque Bacalar, une petite ville située au bord de la lagune aux septs couleurs. Cette ville devient petit à petit le nouveau Tulum. Il y a trois ans, lors de ma première visite, Bacalar n’était pas encore connu de tous les voyageurs mais ce n’est plus le cas. De plus en plus de lieu qui plaisent aux touristes ouvrent mais heureusement ce n’est pas encore Tulum. Après avoir déposé nos affaires à notre auberge fraîchement ouverte une semaine plus tôt, nous nous renseignons sur le coût de la location d’une voiture pour la journée du lendemain et ensuite partons boire un verre à la Playita, un bar sympa au bord de l’eau. Le soir, on mange quelques tostadas et salbutes au coin de la place principale avant de récupérer notre voiture.

Le 6 novembre, on se lève tôt et partons en voiture chercher Simon et Pierre arrivés tard la veille à Bacalar. Le but de la journée est de nous rendre jusque Calakmul, 230km plus loin afin de découvrir les temples méconnus du grand public mais pourtant très impressionnants. Ils sont perdus dans la jungle et la végétation avait repris ses droits, recouvrant totalement les hautes pyramides et les faisant passer pour de montagnes auprès des explorateurs du 20ème siècle. Il nous faut en tout 4h pour y arriver, en terminant par 60km dans la jungle. D’ailleurs, on s’arrête une fois ou deux pour observer la faune, notamment une grosse tarentule qui traverse la route.

Une fois sur place, on mange notre pique-nique et on s’asperge d’antimoustique avant de commencer la visite. Le site que nous découvrons n’est qu’une petite partie de la ville de Calakmul, qui a son apogée faisait plus de 70km² et abritait une population de 50 000 habitants. Il est encore autorisé de monter sur la plupart des structures et nous gravissons les marches sous le soleil mais depuis le haut des temples on peut apercevoir la jungle s’étendant à perte de vue ainsi que les autres pyramides qui sont plus hautes que la canopée. On a chaud mais cela vaut la peine. Depuis le haut du dernier temple, on entend des hurlements. On dirait le cri d’un jaguar (présent dans la jungle) mais ce ne sont que des singes hurleurs. On reperera d’autres singes dans les arbres au cours de notre visite.

Sur le chemin du retour, on s’arrête pour observer la sortie de millions de chauve-souris avant la tombée de la nuit. Enfin ça c’était le plan. L’accès est censé être gratuit mais en arrivant sur place, un mexicain nous dit qu’il faut payer. Nous demandons un ticket, mais ceux ci sont toujours en cours d’impression… Nous nous parquons quand même, sans payer et attendons qu’il soit l’heure d’aller voir les chauves souris. Quand c’est le cas, d’autres mexicains se présentent comme guide. Il est en effet écrit sur un panneau qu’il faut un guide pour y aller mais pas que c’est payant. Quand nous demandons à voir l’accréditation des soi-disant guides, ils nous disent qu’ils vont nous la montrer mais rien n’arrive. Bref nous décidons de ne pas y aller, ayant déjà vu ce phénomène autre part et ne voulant pas soutenir une arnaque. De retour à Bacalar, on rend la voiture et on mange avec les garçons.

Le lendemain matin, après une petite grasse matinée, on déguste le bon petit déjeuner de l’hostel en faisant papote avec les filles de notre dortoir. On planifie également la suite du voyage et apportons notre linge avant de retrouver les garçons à leur hôtel. Ils ont un ponton privé et on en profite également. Après quelques tacos pour le lunch, on marche jusqu’au point de rendez vous avec Sebastien, un franco allemand qui propose des tours avec son voilier. Malheureusement pour nous, il n’y a pas de vent mais le moteur suffira.

On se balade dans la lagune, Sebastien nous parle de la vie à Bacalar et l’augmentation du tourisme. On se baigne dans l’eau cristalline, même sous l’averse passagère, avec une petite bière. Malheureusement pour moi, en voulant sauter du bateau, mon bas de maillot s’est accroché et s’est totalement déchiré. Lauranne en rit encore. La seule solution que nous trouvons est que j’emprunte le caleçon d’un des garçons. Bref, on rit beaucoup. Sébastien nous fait des mojitos et un guacamole, la vie pourrait être pire.

Une fois le soleil couché, nous retournons sur la terre ferme et mangeons un bout avant d’aller dormir. On est tous crevé de notre journée.

Le 8, on n’a pas grand chose de prévu. Ils annoncent de la pluie l’après-midi. On papote au petit déjeuner et puis on va faire bronzette sur un ponton. On mange ensuite un super bon burrito qui nous faisait de l’œil depuis quelques jours. On rentre à l’auberge, on fait quelques courses pour le lendemain et on attend que la pluie passe. En fin d’après midi, on rejoint Simon et Pierre à la playita pour jouer aux cartes. Après de nombreuses parties, on dit au revoir aux garçons car ils remontent vers Holbox, une île au nord du Mexique, le lendemain et nous partons vers le Belize, au sud. Lauranne et moi nous partageons des tacos et puis rentrons à l’auberge. On retrouve les filles rencontrées plus tôt et papotons encore un peu avant d’aller dormir.

Le 9, on prépare notre pique-nique et on range nos affaires. Un taxi vient nous chercher pour aller jusqu’au Belize. Hasta luego México!

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