Il y a un peu moins de trois ans, j’avais du faire demi tour au Guatemala, un jour avant de passer la frontière, à cause de la pandémie. Mais cette fois-ci, c’est la bonne. On quitte le Mexique, non sans que l’immigration essaye de nous soutirer une taxe de touriste (le fait qu’on ait plus de cash nous sauve). L’entrée au Belize est très facile par contre. On remonte tous dans le van et on continue notre route jusque Belize city où on embarque directement sur un ferry pour nous rendre à Caye Caulker. On arrive juste après le coucher du soleil sur cette petite île. On dépose nos affaires à l’hôtel, on mange un burger servi avec des fruits et on se couche tôt.



Le lendemain matin, on fait quelques courses pour notre petit dej, avant de partir explorer l’île. Cette dernière fait seulement 8km², et seulement la partie sud est habitée. Le nord commence à être doucement exploité. Ici, le mot d’ordre est « go slow », c’est la Jamaïque en Amérique centrale. Tout le monde sourit, dit bonjour, nous souhaite une bonne journée, c’est très agréable. L’ile est très étroite, on passe d’un côté à l’autre en 5 minutes. Tout le monde se déplace en voiturette de golf même si les distances sont courtes. On voit beaucoup d’américains, le Belize semble être une de leur destination favorite. Tout le monde parle anglais (c’est la langue officielle du pays) et en quelques heures de vols depuis les États-Unis, ils se retrouvent les pieds dans l’eau turquoise et pour un petit budget. Enfin, pour nous le Belize est quand même assez cher et on essaye de limiter nos dépenses en se faisant des sandwichs.






On remonte donc l’île jusqu’à The Split, la séparation entre le sud et le nord de l’île. On se pose sur une des chaises et on bouquine au soleil. On a nos masques avec nous et on fait un peu de snorkeling. Je teste surtout l’étui de Lauranne pour mettre l’appareil photo dans l’eau.







Aux alentours de midi, on rentre à l’hôtel pour éviter les heures les plus chaudes. Sur le chemin, on se renseigne auprès des différentes agences concernant les tours qu’elles proposent. La réserve de Hol Chan se trouve à une vingtaine de minutes en bateau de Caye Caulker et abrite une grande quantité d’animaux marins. La deuxième plus grande barrière de corail se trouve au large du Belize (et du Mexique et du Honduras) et les Beliziens mettent un point d’honneur à la protéger. Les tours sont tous au même prix, on décide de choisir une agence qui est une des seules à partir plus tôt le matin (8h30 au lieu de 10h30) et à ne pas nourrir les animaux. Après notre sieste, on retourne au même endroit que le matin et on attend le coucher du soleil avec une bière. Le soir, on mange quelques tostadas dans la rue.


Le 11 novembre, on déjeune rapidement et puis on va au point de rendez vous pour commencer notre tour. On a de la chance, on sera seulement 7,5 sur le bateau: un couple de Belges venant de Liège et leur petite Charlie, un couple d’Autrichiens, notre guide et nous deux. Notre premier arrêt nous amène à la shark alley. Les requins nourrices reconnaissent le bruit du bateau et arrivent en nombre mais dès qu’ils remarquent qu’on ne leut donne pas de nourriture, ils s’en vont. On part nager à leur recherche mais la visibilité est très mauvaise du à la pluie des derniers jours. On aperçoit quand même des requins et des poissons mais pas aussi bien que l’on aimerait. La journée se poursuit, on fait du snorkeling au dessus près de Hol Chan (un passage dans la barrière de corail que les bateaux utilisent) où l’on voit une raie et son petit, une tortue et des poissons de toutes les couleurs. Ensuite on fait un petit tour au dessus d’une épave et puis on lunch au dessus de Coral Garden, en compagnie de requins venus nous rendre visite. En plongeant, le guide repère un lamentin que nous suivons aussi.














On rentre à Caye Caulker en début d’après midi. Lauranne et moi partons faire la sieste. On est claquées. On se rend vite compte qu’on a bien évidemment cramées. Les prochains jour s’annoncent douloureux… En fin d’après-midi, on part voir le coucher du soleil sur une petite plage, où des raies nagent. Le soir, on prend l’apéro sur notre balcon.




Le 12, on prend un des premiers ferrys pour retourner à Belize city, où on loue une voiture pour aller jusque San Ignacio, une ville située un peu avant la frontière avec le Guatemala. Comme on a le temps, on fait un détour par la hummingbird highway, une route qui passe par les collines verdoyantes du Belize. Ça nous fait du bien de changer un peu de vue. On s’arrête au Blue Hole national park où on marche jusqu’une grotte qu’on explore un peu avant de rebrousser chemin et d’aller nous rafraîchir dans une petite cenote bleue. Un peu plus tard on reprend la route jusque San Ignacio. On arrive à notre auberge en fin d’après-midi. On fait tout de suite connaissance avec Danielle, une canadienne, qui comptait booker un tour pour visiter le site maya de Caracol. On lui explique que c’est ce qu’on compte faire et c’est la raison pour laquelle on a loué une voiture (les tours étant très chers). On propose à Danielle de se joindre à nous, elle est ravie. On part ensuite manger avec une dizaine de personnes de l’auberge, la soirée est très sympa.





Le 13, on se réveille tôt pour rouler jusque Caracol. La route prend près de 2h30 simplement car elle est en très mauvais état. Heureusement qu’on peut compter sur les talents de conductrice de Lauranne. On passe d’abord par la région de Mountain Pine Ridge, où les pins sont prédominants, avant de redescendre vers la jungle. On doit passer un check point où l’armée prend nos informations. Si nous ne repassons pas dans l’autre sens, ils viendront à notre recherche.




On arrive en fin de matinée à Caracol. Dû à la difficulté d’accès, il y a très peu de touristes, pour notre plus grand bonheur. On grimpe sur la plus grande pyramide qui fait plus de 43m de haut. Depuis le sommet, on peut voir le Guatemala, qui n’est qu’à quelques kilomètres. Caracol, comme Calakmul ou Tikal est en plein milieu de la jungle. Caracol était un des plus grand site maya du Belize avec une population de de 150 000 habitants. On parcoure les différents ensembles de ruines calmement. A la fin, on mange notre pique nique avant de reprendre la route.








On décide de s’arrêter au bord d’une rivière (l’endroit s’appelle Rio on Pools) pour se rafraîchir. On explore les différentes piscines et les petites cascades, c’est vraiment un endroit très agréable. Un peu plus tard, on reprend la route pour aller vers une plus grosse cascade (Big rocks). C’est beau, ça rafraîchit, c’est parfait. Alors que le soleil se couche, on rentre à l’auberge. Le soir on part manger avec Danielle et un américain qui est venu depuis les États-Unis en moto.





Le 14, on commence la journée par la visite d’un centre de préservation des iguanes verts. Ces derniers sont chassés par les locaux, surtout les femelles pour leur oeufs. Le guide nous montre les iguanes adultes, les plus jeunes et les bébés. C’est très intéressant.







En fin de matinée, on quitte San Ignacio, avec Danielle et on roule vers Belize city. On dépose Danielle au ferry et on continue vers l’aéroport où on laisse la voiture. Afin d’éviter plusieurs jours de trajets, on a décidé de prendre un petit vol jusque Roatan, une île au large du Honduras. On est ravie quand on voit la taille de notre avion, surtout qu’il fait beau, la vue promet d’être belle. On dit au revoir au Belize, un pays qui nous a beaucoup plu.


