Après une escale à México city (survoler la ville en avion permet de se rendre compte de son immense taille), je prends un autre vol jusque San José del Cabo, une ville au sud de la Basse Californie, la péninsule du Mexique. Cette région est très prisée par les américains et canadiens, venant passer l’hiver au chaud. Du coup, presque tout est écrit en anglais, le dollar est accepté quasi partout et il y a même des distributeurs qui ne donnent que des dollars. Le sud de la péninsule, Los Cabos, est connu pour être la destination des américains lors du fameux spring break. Toute la côte est bordée de resort et d’hôtel. Bref tout ce que j’adore… Heureusement il y a quelques auberges pour les voyageurs comme moi qui font attention à leur budget et viennent ici pour découvrir cette partie du Mexique qui est magnifique. C’est un grand désert bordé de superbes plages depuis lesquelles on peut observer les baleines en hiver. Ça tombe bien, vu le prix des tours, je vais me contenter de la plage. J’ai néanmoins hâte de découvrir tout cela.
J’arrive donc à l’aéroport de San José del Cabo vers 22h30, monte dans le dernier bus et je suis enfin dans mon auberge un peu avant minuit. Le lendemain matin, je déjeune avec un burrito al pastor qui est fort piquant. Je pars ensuite explorer la ville. Les ruelles sont fort mignonnes, toutes décorées de drapeaux colorés. Je flâne, il fait tellement calme ici, ça change du bruit et de l’agitation de San Salvador. Après avoir fait le tour du centre, je me balade le long de la rivière en observant les oiseaux. Un peu plus loin j’arrive à la plage. Même si elle est bordée d’hôtels, ceux ci ont une petite partie privée mais la plage est grande et il y a donc toute la place pour se balader. Après une petite marche, je retourne jusqu’à mon auberge à 3km de la plage.











Je prends ensuite un bus vers Cabos San Lucas. Les 45 minutes de trajet passe vite, on longe la côte et les resorts, tous plus grands les uns que les autres. Cabo San Lucas est l’endroit le plus touristique je pense. Ça grouille d’américains, de restaurants touristiques, de bars et de magasins de souvenirs. Heureusement les américains et moi n’aimons pas le même genre d’activité donc je pense que ça ira. Mon auberge est très sympa, à quelques blocs de la mer. Après avoir fait un petit tour pour retirer de l’agent (des pesos, pas des dollars) et un petit apéro, je passe une soirée assez calme avec Netflix.
Samedi matin, je me rends compte que j’ai oublié mes essuies à San José del Cabo. Je décide de faire l’aller retour en bus pour aller les chercher. Initialement j’avais prévu de repasser une nuit là un peu plus tard mais je pense que je vais changer mes plans et je préfère les récupérer aujourd’hui. Sur le chemin du retour, je fais le tour des énormes supermarchés pour chercher de la pate de curry et du lait de coco (pour cuisiner autre chose que des pates avec des légumes). Je trouve mon bonheur dans le troisième. De retour à l’auberge, je tombe sur Dieuw, une hollandaise rencontrée la veille qui fait de la plongée. On part manger ensemble et ensuite on va à la plage. Celles du côté pacifique sont quasi vide, pour y accéder il faut passer par les resorts. On attend le coucher du soleil en cherchant les baleines. On les voit au loin, elles sont faciles à repérer car elles projettent de l’eau. Après le coucher du soleil, on rentre à l’auberge et je me cuisine un bon curry thai.



Dimanche matin, on regarde la finale de la coupe du monde. Personne n’est français ou argentin mais on a tous nos préférences. Une fois que la France a perdu, je profite qu’un italien ait une voiture pour aller jusqu’à la plage El Chileno. Je fais du snorkeling, il y a bon nombre de poissons colorés et un peu plus loin je croise une tortue. Je la suis tranquillement pendant quelques minutes. Pour le retour, les autres continuent en voiture plus loin, moi je rentre. En attendant à l’arrêt de bus, je vois une femme déposer son mari au travail. Elle me propose ensuite de me déposer à Cabo San Lucas. Elle m’explique que beaucoup de mexicains viennent travailler en basse Californie. Les salaires ne sont pas spécialement plus haut qu’au reste du Mexique mais il y a du travail et les pourboires sont conséquents grâce aux habitudes des américains. Elle m’explique aussi qu’elle habite la depuis 25 ans et qu’à l’époque Cabo San Lucas ne faisait qu’une rue. En marchant jusqu’à l’auberge, je m’arrête dans un petit restaurant où les tacos ne sont pas trop cher et surtout très bons. Le restaurant vient d’ouvrir, je leur ramène deux clients une heure plus tard (Dieuw et Edoardo, un mexicain de l’auberge). On part ensuite voir le coucher du soleil au même endroit que la veille. Cette fois ci on ne verra quasi pas de baleines mais on repère un lion de mer tout prés de la plage.




Lundi matin, je pars me balader avec José Alfredo, un mexicain qui dort dans le lit en dessous du mien. Il est vendeur de tour. On va jusqu’au port (rempli de petits bateaux pour les tours mais aussi d’énormes yachts), il doit juste accueillir des clients. Au final il me dit qu’il a négocié deux places sur le bateau et qu’on va voir les baleines. Sachant que le tour coûte une centaine de dollars, je ne me fais pas prier. On commence donc par voir les différentes plages et le fameux arche de Cabo avant de partir au large pour trouver des baleines. On en repère deux qu’on commence à suivre, toujours avec une certaine distance. A un moment l’une d’elle s’amuse à faire des acrobaties avec sa queue et un peu plus tard elle saute même en dehors de l’eau, en finissant par un gros splash. C’est impressionnant ! On retourne ensuite au port. Jose alfredo doit aller travailler mais il me met dans un autre bateau qui m’amène à une plage où on peut faire du snorkeling (mais d’abord on commence par un petit tour touristique, ce que j’ai déjà vu juste avant mais je ne me plains pas. On voit même encore une baleine). Le snorkeling n’est pas incroyable et la plage est remplie de touristes. Je lis mon livre en attendant que le bateau revienne me chercher.










De retour sur la terre ferme, je mange des tacos al pastor et vais chercher quelques bières belges au supermarché pour remercier José. Le soir, je pars grimper le Cerro de la Z pour le coucher du soleil. De la haut, je peux voir la mer de Cortez et l’océan pacifique.





Mardi matin, je prends le bus pour Todos Santos, une petite ville au nord de Cabo, sur la côte pacifique. Accompagnée de Nina, rencontré dans mon dortoir, on fait le tour de la ville avant de marcher jusque la plage (qui est un peu loin). De nouveau, on attend le coucher du soleil mais une baleine décide de nous occuper. Pendant plus d’une demi-heure, elle joue dans l’eau. On ne voit que sa queue mais elle en fait des acrobaties. Des dauphins passent aussi. De retour à l’auberge, on part manger des tacos et puis on boit une bière au bar de l’hostel.






Mercredi, on prend le bus, Nina et moi, pour La Paz, dernière ville de mon séjour en basse Californie. La ville est grande mais plus calme que Cabo San Lucas. Elle est du côté de la mer de Cortez. Je longe le malecón jusqu’à mon auberge. Les gens font du vélo, du roller, du skate ou du cuistax (enfin une sorte de cuistax). C’est une ambiance très agréable. Après avoir trouvé de quoi me sustenter (tacos bien sur), je pars explorer la ville grâce à une carte rassemblant les différents œuvres de street art. Je me pose ensuite au bord de la digue en attendant Dieuw et Cristian, un chilien rencontré à Cabo San Lucas, pour voir le coucher du soleil. Une fois la nuit tombée, on va manger des pâtes dans l’auberge de Cristian.




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Jeudi, je fais quelques courses le matin et puis je rejoins Dieuw pour prendre le bus. La destination du jour est la plage de Balandra, élue la plus belle plage du Mexique et elle mérite bien son titre. La marée est basse et nous permet de voir les différents bancs de sable et les différentes nuances de bleus. C’est vraiment magnifique. On bronze un peu avant de continuer notre exploration vers l’autre côté de la plage où il y a une petite dune. En fin de journée, on attend le bus pour rentrer à La Paz mais je trouve une voiture qui accepte de nous ramener. On finit la journée par une bière dans un bar en regardant le coucher du soleil avnt d’aller manger un burger (#Thursdaycheatday).


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Vendredi c’est une journée calme. Mise à part les plages, les activités principales à La Paz se font via des tours, qui sont très cher. Il est possible de nager avec les requins baleines et les lions de mer, de plonger ou de faire du sandboarding mais ayant déjà fait la plupart de ces activités, je préfère garder mes sous. Je papote avec des autres voyageurs de mon auberge le matin avant de rejoindre Dieuw et Cristian pour manger des tacos au poisson. C’est le dernier lunch avec Dieuw. L’après midi, je continue à papoter (en espagnol cette fois-ci) à l’auberge et le soir je vais voir le coucher du soleil avant de manger des tacos (al pastor et chorizo). Le soir je bois un verre à l’auberge.




Samedi, c’est le 24 décembre, ce soir les mexicains fêtent tous Noël. La ville est très calme, tout le monde se prépare. Avec Cristian, on prend le bus pour la plage Tesoro qui borde une petite crique. C’est très beau, mais j’ai oublié de prendre une photo en arrivant et petit à petit la mer se retire, rendant le paysage un peu moins photogénique. De retour à La paz, on fait des courses pour le repas de Noël. L’auberge de Cristian organise un diner. Chacun cuisine quelque chose (de son pays ou non). On nous a dit qu’il manquait une salade donc on (enfin je) prépare une salade de pastèque, melon, menthe et feta. C’est rafraîchissant et ça fait du bien de manger quelque chose d’ « européen ». Au menu on aura du vin chaud, de la soupe, des mac&cheese, une tortilla, du pinto, des pâtes, des crêpes et des biscuits de Noël (je vous laisse deviner les nationalités). C’est un festin, j’ai bien sûr trop mangé.


Dimanche matin, je traîne à l’auberge et fais mon sac. Je vais manger les restes de Noël dans l’autre auberge et puis prend un taxi pour l’aéroport, pour ma future destination. J’attends que la file se créé pour embarquer mais il n’y a pas de file. En fait on est seulement 12 dans l’avion (hôtesse, et pilotes compris). Heureusement qu’un steward m’ a fait signe. L’avion est petit et quasi vide.


La Basse Californie du Sud m’a beaucoup plus. J’avais peur que ça soit trop touristique et que j’explose mon budget. Heureusement une fois qu’on s’éloigne des rues remplies de touristes de Cabo San Lucas et des resorts, on découvre des superbes plages, des cactus à n’en plus finir, des petites villes très mignonnes et surtout une faune incroyable, le tout dans un climat agréable, chaud la journée mais pas trop, frais le soir. Je reviendrai c’est sûr. On dit que la plongée à Cabo Pulmo est à ne pas manquer (requins et raies au rendez-vous).
Tout d’abord un joyeux 🎄Louise de 🇧🇪! La vue de ces plages bleues turquoises sont efficaces pour chasser les virus 🦠 qui pullulent ici…. Et je vais me faire une simple tartine au fromage à défaut de tacos ☹️. J’adoooooore tes reportages. Ils sont simples et font du bien. Merci Louiiiiise et voici déjà quelques bisous pour le nouvel An 😘
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