Retour en Amérique centrale

Par le hublot de l’autre côté de l’avion, j’aperçois quelques volcans. Pas de doute, je suis bien de retour au El Salvador. Je passe l’immigration et commande un uber pour aller prendre un bus. Je retrouve la gentillesse des locaux. Je ne sais pas d’où part exactement le bus mais mon chauffeur me dépose la où il faut, demande quand part le prochain bus, où il vaut mieux attendre et m’indique où je peux acheter quelque chose pour faire de la monnaie. 15 minutes plus tard, je suis de retour dans un chicken bus. C’est sûr qu’on est loin du confort des bus de luxe qu’on a pris au Mexique mais l’ambiance particulière de ce transport m’avait manqué. Un peu moins d’une heure plus tard j’arrive à La Libertad et j’installe mes affaires dans une petite auberge au bord de la plage. C’est assez rudimentaire mais c’est parfait pour une nuit. Je vais me rafraîchir dans la mer et passe le reste de l’après midi à papoter avec d’autres voyageurs avant de regarder le coucher du soleil. Le soir, je mange des pupusas avant d’aller me coucher avec le son des vagues.

Le 15 janvier, je prends une shuttle (transport pour touristes) qui m’amène jusque Léon au Nicaragua. Je passe 11h dans le bus, il faut qu’on passe la frontière du Honduras et puis celle du Nicaragua. Cette dernière est plus compliquée et on attendra près d’1h30 nos passeports. Bref il est 21h quand j’arrive à Léon et je vais directement dormir.

Le lendemain matin, je change d’auberge pour une plus animée. Je discute avec quelques touristes et ils m’indiquent qu’ils font le volcano boarding dans l’après midi. Il reste de la place et je m’inscris au tour. Ce dernier part vers 13h. On commence par une heure de bus dans un chicken bus, on est une petite quarantaine de voyageurs. On arrive au pied du volcan, l’équipe nous donne notre matériel : combi orange, lunettes de protection, sac et planche et c’est parti. La planche est lourde et je la donne à un local qui la porte jusqu’en haut pour quelques euros. J’ai les mains libres pour prendre des photos du coup.

Pendant une heure, on grimpe le volcan Cerro Negro, le plus actif et la plus jeune du Nicaragua (le deuxième plus jeune au monde). En haut, on s’équipe, on fait quelques photos et on se prépare pour la descente. C’est un des seuls endroits au monde où on peut faire de la luge sur un volcan. C’est un australien qui a eu l’idée de descendre le volcan et il a testé plusieurs méthodes pour le faire, notamment une porte de frigo. Ce sont maintenant des planches de bois équipées de métal et de formica qui sont utilisées. Le record de vitesse est de plus de 100km/h.

Notre guide nous donne les consignes pour descendre et un par un on y va. D’en haut, c’est impressionnant, je ne suis pas à mon aise d’ailleurs je passe dans les dernières. En attendant, je profite du coucher du soleil en faisant papote avec Caroline, une belge rencontrée en montant. Quand c’est mon tour, je me lance. Les lunettes de protection et le soleil couchant m’aveugle un peu, j’ai du mal à voir la fin de la descente donc je freine en conséquence. Bref,je ne vais pas très vite mais c’est marrant.

Une fois que tout le monde est descendu, on range nos affaires et l’équipe fait un feu de camp. On grille des marshmallows et on boit une bière et du rhum. Le retour se fait en musique dans le bus, il y a de l’ambiance.

Le lendemain, je dépose du linge dans une lavandería et puis je déjeune avec Caroline, Bastian (français rencontré la veille) et encore deux autres. Je passe la suite de la journée avec Caroline et Bastian. On grimpe sur les toits de la cathédrale de Léon, on fait une partie du free walking tour qu’on quitte un peu plus tôt car on veut assister à un match de Baseball. C’est un sport très populaire au Nicaragua. On ne comprend pas vraiment tout mais l’ambiance est au rendez vous.

Mercredi matin, on fait quelques courses avec Caro et Bastian avant de prendre un bus pour las Penitas, un petit village au bord de la plage. On mange un poisson frit avant de passer l’après midi à la plage. Au coucher du soleil, je regarde le match de foot improvisé. On cuisine ensuite un bon curry avant de regarder les étoiles sur la plage.

Jeudi, il n’y a pas grand chose de prévu au programme. On enchaîne les séances de bronzette et de baignade. En fin d’après-midi, Caro et Bastian louent une planche de surf et essaient de surfer. Ils réussissent à se lever et j’en profite pour faire des photos. On regarde ensuite le coucher du soleil avant de cuisiner des pâtes au pesto (maison). Le soir, on se couche tôt pour une bonne nuit de sommeil.

Vendredi on profite de notre dernière journée à la plage. A midi on se fait une salade et vers 15h on attrape de justesse un bus pour retourner vers Léon où on débute un long périple pour traverser le pays. On enchaîne donc un chicken bus, un taxi pour changer de terminal à Léon, un bus pour aller jusque Managua, la capitale d’où on prend un premier taxi pour une station de bus où on nous annonce que le bus qu’on souhaite prendre est complet. On a juste le temps de prendre un autre taxi jusqu’à une autre station et d’acheter les dernières places pour Bluefields, petite ville sur la côte est du Nicaragua. C’est un bus de nuit de 8h qui part à 20h. Le confort est quasi inexistant, c’est simplement un chicken bus qui roule la nuit. L’état de la route ne nous aide pas à dormir, ce sont des bosses et des trous et les fenêtres sont grandes ouvertes. Bref, vers 4h du matin, on arrive à Bluefields bien fatigués. En montant dans le bus, un couple de voyageurs nous a annoncé que le bateau que nous comptons prendre est annulé pour cause de mauvais temps et les locaux nous le confirme quand on arrive. On décide qund même d’attendre 6h du matin pour voir ce que l’ont peut trouver comme solution. Heureusement, les conditions météo se sont améliorées et on peut acheter nos places. Bastian et Caro font les courses pendant que je fais la file et vers 9h, le bateau démarre. Le voyage dure 5 à 6h et est mouvementé mais les vagues sont moins fortes que ce à quoi je m’attendais (où c’est le médicament anti mal de mer qui fait son travail). Je passe les 7h de trajet (plus long que prévu au final) sur le ponton, en essayant tant bien que mal de me cacher du soleil mais c’est peine perdue et je me retrouve avec des beaux coups de soleil. Quand je retrouve Caro et Bastian resté en bas, ils me racontent que pas mal de sacs plastiques ont été distribués…

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