Je quitte le Nicaragua pour le Costa Rica. Ils m’embêtent à la frontière car j’ai une preuve de sortie du Panama mais pas du Costa Rica. Bref j’achète une navette pour la fin du mois. Le temps que je fasse tout ça, le bus pour San José (la capitale) est plein et je dois attendre le prochain, 1h15 plus tard. Le trajet est long, on met 7h pour parcourir 280km avec une seule pause toilette au milieu. J’arrive en fin de journée, fais le check in à l’auberge, quelques courses pour le repas et j’attends patiemment Lauranne et Roxane qui arrivent vers 21h30. On mange et puis on file au lit, la journée a été longue.
Lundi matin, on déjeune tout en discutant de notre programme des prochaines semaines. En fin de matinée, on récupère notre van qui sera notre maison et moyen de transport au Costa Rica. Ce pays étant très cher, une manière de limiter les frais est de le visiter en van. C’est un VW T3 et Lauranne, la connaisseuse, fait le tour avec le loueur. Une fois que tout est en ordre, on démarre. Première etape: le plein et les courses. On quitte San José ensuite pour le nord. On visite la cascade de Los Chorros. Il n’y a personne, c’est parfait.





On continue notre route pour trouver un endroit où dormir, on s’embarque sur un chemin escarpé et on trouve un spot avec une belle vue sur la vallée. On cuisine et on installe le campement mais le vent commence à souffler et on préfère changer d’endroit. On redescend dans la vallée, tout tout en bas mais arrivées à un cul de sac, on fait demi tour et on se retrouve coincées car notre van n’a pas la puissance nécessaire (et est fatigué de la journée) pour remonter la pente. Après plusieurs tentatives infructueuses, on abandonne. On passera la nuit là, en pente mais tant pis.


Au réveil, Lauranne et moi partons à la recherche d’aide. On croise un fermier qui nous conseille d’aller demander au laitier. Ce dernier nous indique qu’il sera la dans 1h, après la traite des vaches. Il est ponctuel et exactement une heure plus tard, à 7h30, il est la avec un ami. Sans trop de souci, il nous sort de la et amène le van jusqu’au sommet de la première pente. On monte ensuite dans son pick up pendant que son ami conduit le van encore un peu pour s’assurer qu’il puisse arriver au bout des autres montées. Tout roule et après un bout de gâteau au chocolat et un billet pour remercier nos nouveaux amis, on est de retour sur la route. On se souviendra de la gentillesse des habitants de Zarcero.


On continue notre route vers le nord et 2h de route sinueuse plus tard, on arrive à la fortuna où l’on fait quelques courses. Cinq minutes après avoir redémarré, le van a du mal, les vitesses ne s’enclenchent plus et on se met sur le côté de la route. Ouille, c’est mauvais signe. On contacte le loueur et après quelques échanges et des vidéos, un remorqueur arrive. On l’aura attendu en regardant le volcan Arenal, notre destination espérée, devant nous. Le remorqueur nous dépose à la Fortuna où nous louons une chambre dans un petit hôtel.

Il est déjà l’après midi, on mange un sandwich avocat avant de marcher une vingtaine de minutes vers une petite cascade. Il y a du monde, on s’éloigne un peu pour être plus au calme. Le soir, on prend l’apéro avant d’aller chercher des empanadas et un cinnamon roll pour le souper.


Le lendemain matin, on réserve une deuxième nuit, le van ne sera réparé que jeudi apparemment. On fait quelques emplettes le matin et puis on prend un taxi vers le parc national du volcan Arenal. Volcan qu’aujourd’hui on ne voit pas du tout depuis la ville tellement il y a des nuages. La météo n’est pas au rendez-vous mais pas le choix, on y va. Le taxi nous dépose et on commence à parcourir les différents sentiers du parc. Ces derniers sont très boueux et on a de la boue un peu partout. On admire la forêt verdoyante (grâce au volcan) et on aperçoit plusieurs oiseaux, un singe/coati/taira (trop vite pour savoir ce que c’est) et un couple de gros dindons. On passe à côté d’immenses arbres également. On marche jusqu’à un mirador mais impossible de voir le volcan et de plus il se met à bien pleuvoir. Heureusement dans la forêt on est un peu à l’abri. Après un lunch entre deux averses, on marche jusqu’à un dernier mirador où on attend que la vue se dégage un peu pour voir le volcan. Heureusement pour nous, c’est le cas et le volcan se dévoile un peu.









On rebrousse chemin et on marche jusque l’entrée du parc d’où on fait du stop et grâce à deux voitures, on arrive aux sources d’eau chaude el Choyin. Ce sont les seules accessibles gratuitement, le reste est privatisé par des hôtels. Il y a du monde mais il y a bien assez de petites piscines pour que chacun ait son espace. C’est agréable, l’eau est à température idéale et on se prélasse (sous un peu de pluie) avant de rentrer en stop à la Fortuna. Une bonne nouvelle viendra égayer notre soirée, le van est réparé et en route. Il arrive après le souper.

Jeudi matin, on prend notre temps le matin avant de partir pour Monteverde. La route qu’on prend longe le lac Arenal, un lac artificiel. On croise une famille de coatis sur en chemin.Le soleil pointe petit à petit le bout de son nez et on en profitera pour faire une pause lunch au soleil.







Après le lac , on commence à grimper vers les villes de Santa Elena et Monteverde qui sont les points de départs pour la visite des réserves naturelles homonymes. Celles ci abritent des forêts de nuages (cloudforest). On a encore le temps de visiter un arbre ficus qui fait un pont et le café colibri où des colibris de toutes les couleurs viennent s’abreuver. Deux activités gratuites, ce qui est rare au Costa Rica.







Pour trouver un spot pour la nuit, on s’engage dans un route qui descend fort. Les premiers endroits que l’on voit sont un peu trop venteux à notre goût et on préfère continuer notre descente. A un moment, Lauranne me dit très calmement : On a plus de frein. Super, on est pas dans une très bonne position. Elle fait la suite de la descente au frein à main jusqu’à du plat où on s’arrête pour analyser le problème. Lauranne se rend compte qu’on perd du liquide de frein à un endroit mais on ne voit pas où on peut le remplir et on a pas de réseau. Heureusement une dame s’arrête et nous propose son aide. Elle appelle des amis à elle et avec son accès à internet on trouve où on peut remplir le liquide. Elle nous propose de venir dormir dans son jardin, ce qu’on accepte et on la suit jusque chez elle.
Vendredi matin, on est réveillées tôt, comme d’habitude et après avoir dit au revoir à notre hôte, on continue notre route. On descend jusqu’à la route principale et on remonte jusque la réserve de Santa Elena. La route est belle, on prend des photos en chemin.



Arrivé à la réserve, après avoir quitté le soleil et le ciel bleu pour les nuages et la pluie, on démarre notre visite du parc. On sera un peu déçues. Il pleut beaucoup (un volontaire français nous a dit que c’était la pire journée depuis son arrivée), le sol est boueux, on ne voit rien et on entend rien. Mais on comprend les animaux, avec ce temps, nous non plus on ne sortirait pas. Bref, c’était trois heures dans la joie. Pendant qu’on visitait, le propriétaire du van est venu réparer la fuite et on peut repartir sans stress. On reprend la route et on va se parquer dans la ville de Santa Elena, on fait quelques courses et on mange un bout au soleil pour se réchauffer. On passera une nuit agitée, le vent souffle trop fort pour la tente de toit et on fini la nuit à trois en bas (devinez qui s’est sacrifiée pour dormir au sol?).





Samedi matin, le soleil est la et le vent aussi. On arrive un peu avant l’ouverture du parc. Ce dernier étant assez réputé, il y a souvent du monde et on a préféré se lever tôt pour pouvoir en profiter sans personne. On parcourt differents sentiers jusqu’à atteindre un point de vue. D’un côté on voit la cloudforest et le vent souffle très fort, de l’autre côté on voit jusqu’à ma péninsule de Nicoya et c’est bien plus calme. Un panneau nous explique qu’à partir d’ici, une goutte tombant sur notre gauche ira jusqu’à l’atlantique tandis que si elle tombe sur notre droite elle atteindra le pacifique. Sur le chemin du retour, le vent se calme et le soleil arrive. On repère plusieurs petits oiseaux, un serpent qui vient de muer et des singes hurleurs. Un peu plus loin, on passe au milieu d’une famille de coatis, occupés à chercher leur déjeuner.

















On est contentes de notre visite et après avoir quitté le parc, on roule jusqu’à la côte pour retrouver la chaleur. On se trouve un petit spot dodo de rêve, au bord de la plage. On se prépare un apéro tout en regardant le coucher du soleil. Un peu plus tard, des pêcheurs reviennent et ils posent avec leurs trouvailles : un poisson chat et une sorte de thon. Ils nous proposent de poser avec mais on vient de prendre une douche et on refuse poliment.




La première semaine dans le nord du pays est déjà finie. On a hâte de découvrir le reste !