Hasta luego Costa Rica, Hola Panamá

On se réveille donc sous la pluie. La météo aux Caraïbes n’est pas des meilleures mais on fera avec. Après notre petit déjeuner classique (toujours des baleadas), on roule jusque Punta Uva, une magnifique plage bordée de cocotiers. On a trouvé un bon spot pour le van et le programmé de la journée est assez simple: farniente. Le soleil est de sortie, l’eau est chaude, c’est le paradis. On est samedi et c’est très commun au Costa Rica de passer une journée du week-end à la plage. Ils débarquent avec tout le matériel (tente, bbq, frigobox rempli de bière etc) pour passer une bonne après-midi. Une fois le soleil couché, ils remballent tout (absolument tout, on a jamais vu un déchet traîner après leur passage) et rentrent chez eux. Bref, on fait comme eux, le barbecue et les bières fraîches en moins.

En fin d’après-midi, on change de spot pour se rapprocher du parc que l’on souhaite visiter le lendemain. La plage se vide petit à petit et on a même droit à un petit coucher de soleil. On s’installe le long de la plage à quelques minutes de l’entrée du parc à côté d’un van qui abrite Diego et Antonio (espagnol et Costa Ricain), très sympa!

Dimanche matin, on part donc visiter le parc Manzanillo. Enfin un parc pas cher (c’est sur donation)! Il ne fait pas très beau et la plupart des touristes s’arrêtent aux premières plages, la suite du chemin étant trop boueuse. On avait prévu le coup et chaussé nos bottines mais on avait pas prévu que ça monte et ça descende, ce qui rend la mission : ne pas tomber, plus difficile. Heureusement, les animaux sont au rendez-vous : singes, paresseux, toucans pour Roxane, grenouilles serpent et des centaines d’araignées. Au bout de 3 heures de marche, on arrive au bout des 5kms mais on a du mal à se motiver pour le retour qui est exactement le même trajet. La bonne nouvelle c’est qu’on apprend qu’on peut prendre un bateau, la mauvaise c’est qu’il est cher. Mais on est fatiguées et on a vraiment pas envie de repartir dans la boue. Le retour est donc bien plus reposant.

De retour au van, Diego nous apporte de l’ananas et nous indique qu’il y a un paresseux installé dans l’arbre au dessus de nous. Quel joli spectacle. En fin d’après midi, on repart plus au nord, à Uvita. Ce soir, on craque le budget et on s’offre un petit restaurant, c’est bientôt la fin de nos aventures à trois.

On a dormi pas très loin du parc national d’Uvita, celui-ci aussi sur donation (ils disent volontaire mais elle est plutôt obligatoire). Il y a du monde car le parc est juste à côté de la ville mais on dépasse vite les groupes. Dès l’entrée on repère plusieurs paresseux, mais ils se cachent bien. En ayant déjà vu pas mal et plutôt bien vu, on continue notre route. Le parc borde la plage mais de nouveau le soleil n’est pas là pour rendre les plages paradisiaques et donc on ne s’y attarde pas. On s’arrêtera plutôt près d’un bébé paresseux qui nous fait craquer, un raton laveur qui se balade tranquillement devant nous, des bernard l’hermite, des oiseaux etc. À la moitié du trail qui traverse le parc, on a deux options: rebrousser chemin et retourner à Uvita, où le van est garé ou continuer jusqu’au bout et revenir en stop par la route. C’est cette dernière option qu’on choisit et on a bien fait. Le chemin est mieux entretenu, on voit encore des paresseux, des singes capucins et on entend des singes hurleurs. On se fait vite prendre en stop par un local qui en profite pour exercer son français. Il fera même un détour pour nous déposer devant notre van.

On passera notre dernière soirée à trois au bord de la plage près de Puerto Viejo, avec de nouveau un paresseux pas très loin. Un local fait papote et nous dit qu’il a deux avocats à nous donner. Je passe les chercher chez lui et reviens avec deux avocats, un ananas et de la focaccia avec du guacamole pour l’apéro. Il était prêt à nous cuisiner tout un repas si on était partantes.

Mardi matin, Lauranne va visiter le jaguar rescue center. Malgré son nom, il n’y a pas de jaguar mais plein d’autres animaux. Je reste dans le van ayant déjà vu la plupart dans d’autres pays. Un peu avant midi, Lauranne et Roxane me déposent à Puerto Viejo, d’où j’ai une navette pour aller au Panama.

C’est un passage de frontière compliqué, le système informatique de la douane qui permet de payer la taxe de sortir est en panne. Une partie de ma navette l’a fait en avance et peut déjà traverser mais on est plusieurs à tester coincé. On attendra 3-4h avant qu’ils nous laissent passer, juste avant la fermeture de la frontière. La navette n’a pas attendu et on doit repayer pour un autre transport et on privatise un bateau pour aller jusque Bocas del Toro, le notre étant déjà parti également. Bref, une journée très productive.

Le Costa Rica n’a pas déçu en termes d’animaux, même sans guide on a pu en voir beaucoup. Mais mon budget journalier a doublé, tout est si cher, même les courses.

J’arrive donc à Bocas del Toro, un ensemble d’îles au nord du Panama, tout près du Costa Rica. Mon auberge est sur l’île Colon, la principale. Pour le souper , je retrouve deux Chiliennes, rencontrée dans ma navette, on mange des tacos et on boit un verre, le tout en espagnol.

Mercredi matin, c’est lessive et lecture. A midi je mange avec un canadien qui me montre un resto pas cher avec une belle vue sur la mer. L’après-midi, je rejoins à la plage plusieurs personnes de mon auberge. Je prends un water taxi car c’est sur une autre ile. On joue aux cartes et on profite de l’happy hour du bar à proximité. En fin de journée, on se fait attaquer par les mouches de sable. Mes jambes ont encore des cicatrices. On mange ensemble le soir et puis on part découvrir les bars de l’île.

Jeudi, je fais mon check out et puis prend un bateau pour aller sur la même ile que la veille, je fais d’abord bronzette dans une autre auberge avant de retourner à la même plage. En montant sur un bateau taxi pour rentrer, je glisse à l’eau avec mon sac à dos et mon téléphone et batterie en main… Je suis trempée, mon téléphone est mort (heureusement ce qui était dans mon sac a été épargné et mon appareil photo est toujours vivant) et j’ai un bus de nuit dans moins de deux heures pour Panama city…

Bref, ça va être marrant.

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