De retour à l’auberge, trempée et sans téléphone, j’essaie de faire sécher mes affaires tant bien que mal, je prends une douche (sans essuie parce qu’en plus j’ai oublié le mien sur la plage, c’est vraiment une bonne journée) et je fais quelques courses pour le trajet.
On prend donc un bateau pour retourner sur la côte et puis deux taxis nous emmène jusqu’au bus. On passe par la station de bus mais le bus est plus loin car il y a des barrages sur la route et il ne peut pas venir jusque la station. C’est parti pour 10h de trajet, sans téléphone, je ne fais que dormir. J’arrive vers 4h à Panama city et je prends un taxi pour l’hôtel (merci les points de papa) où j’attends dans le lobby. J’utilise les ordinateurs disponibles pour chercher où je peux acheter un téléphone et je note le trajet en bus pour y aller. Le mall ouvre à 10h, j’ai réussi à trouver le bon bus et je m’achète un nouveau téléphone. C’est bon je suis reconnectée! De retour à l’hôtel, je fais mon check in et je passe une après-midi à reconfigurer mon téléphone. Je profite aussi du bon lit et d’une grande salle de bain, le bonheur.


Vers 19h, je prends le métro et puis un bus pour l’aéroport. Thibault, mon ancien coloc, arrive pour une dizaine de jour. On prend un uber pour rentrer puis on mange des arepas (sorte de tortilla avec de la viande et de l’avocat, spécialité du Venezuela) avant de boire un verre sur un rooftop.
Le samedi, on part explorer le quartier de Casco Viejo. C’est là qu’avait été établi la ville initialement avant qu’elle soit détruite et qu’ils construisent une autre ville à quelques kilomètres. Depuis Casco Viejo a été rénové et c’est un quartier très mignon. On se balade la matinée avant de marcher jusqu’à notre auberge en longeant la mer.











On passe l’après-midi à la piscine de l’auberge avant de faire quelques courses pour notre aventure qui commence le lendemain. Pour le sunset, on retourne au même rooftop que la veille avec un anglais.



Dimanche 5 mars, une navette vient nous chercher, direction Puerto Lindo où nous attend notre bateau. Pour aller en Colombie, il est impossible (enfin plutôt très dangereux et interdit) de passer par la terre. Il faut donc voler ou prendre un bateau. On a choisi la deuxième option. On va donc aller en voilier jusqu’à Cartagena, en passant par les îles San Blas (un archipel d’îles paradisiaques).
On rencontre les autres voyageurs avec qui on partagera le bateau. Il y a 8 anglais, trois autrichiens, deux néo-zelandais, une française, une suisse, un allemand et une canadienne, tous dans les 20-30 ans. On dépose nos affaires, on confie nos passeport au staff et on va luncher, tout en profitant des derniers moments de connexion. Les lits sont attribués et Thib et moi avons la meilleur chambre et le plus grand lit (parce qu’on accepte de dormir à deux mais qu’on est pas en couple).


Les 12 premières heures du voyages sont en pleine mer et on est bien secoués. On a tous pris des médicaments contre le mal de mer. Tant que je suis couchée, ça va, mais se lever c’est une autre histoire. Je passe mon tour pour le souper, mon estomac n’étant pas au top de sa forme. Mais je ne suis pas à plaindre, certains passent la nuit aux toilettes.
Le matin, on déjeune près de l’ile de Porvenir, où le capitaine apporte nos passeports pour avoir le tampon de sortie. On navigue ensuite encore deux heures avant d’arriver à notre ile pour la journée et la nuit. L’ile est quasi déserte, seulement habitée par quelques kunas, le peuple local. L’eau est turquoise, le sable est fin, les récifs sont remplis de poissons colorés… Serait on au paradis?




Au programme de la journée, snorkeling, beach-volley, lunch sur l’île et détente. En fin d’après-midi, on retourne sur le bateau pour se rincer et souper avant de repartir sur l’île pour faire un feu de camp et y passer la soirée. C’était une très bonne journée dans un cadre idyllique pour fêter mes 27 ans.





Le lendemain matin tôt, on navigue 1h vers une autre ile, inhabitée où on passe de nouveau la journée entre snorkeling (mais le courant est fort), bronzette, tournoi de freesby, surf sur le paddle avec le bateau, etc. Vers midi, trois dauphins viennent nous rendre visiter ainsi que quelques requins nourrices. Si on s’emerveillait déjà face à la beauté de l’île précédente, on est bouche bée en visitant celle de la journée. Les images parleront plus que les mots.











Le soir après le souper, tout le bateau chante Joyeux anniversaire pour moi avec un peu de retard (l’organisatrice s’était emmêlé les pinceaux dans les dates), et on boit tous un Coco loco (noix de coco avec rhum).

Mercredi matin, c’est notre dernier jours dans les îles. Mais waouw c’est encore plus beau. On est entouré de trois minuscules îles (je fais le tour de l’une d’elle en 3 minutes) seulement habitée de cocotiers. A part un ou deux autres voiliers il n’y a personne et le soleil est de la partie. Je laisse mes affaires sur le bateau et vais à la nage avec Thib à la première île et ensuite à la deuxième où l’on papote avec les autres dans l’eau, certains jouent au freesbie, d’autres essaient de trouver des étoiles de mer en snorkeling. Je nage également jusqu’à la troisième île. Elles sont toutes inhabitées et on peut encore en apercevoir pas mal au loin. Il y a 365 îles dans l’archipel des San Blas, il faudrait pas mal de temps pour toutes les visiter.








Juste avant le lunch, un requin nourrice se promène près de notre bateau. Certains l’apercevront en faisant du snorkeling. Vers 14h30, on lunch puis on se lave tous et on range nos affaires. Vers 16h, on quitte notre petit paradis. C’est parti pour une traversée de 36 à 40h jusque Carthagène en Colombie. On prend tous nos médicaments, s’apprêtant au pire au vu de notre expérience du premier jour. Mais les conditions sont bonnes et on se sent tous mieux. La nuit se passe sans trop de soucis et je ne ressens même pas le besoin de prendre un autre médicament. On passe la journée allongé sur le pont ou dans la chambre à lire ou dormir. La dernière nuit est un peu plus mouvementé, le bateau tangue beaucoup et on ne dort pas très vraiment. Le lendemain matin, on aperçoit enfin les grattes ciels de Carthagène et vers 9h, après plus de quarante heures de traversée, on arrive au port. On prend les contacts de tout le monde, nos sacs et on part découvrir la Colombie.



