Suchitoto et retour à Santa Ana

Vendredi matin, il est temps de quitter notre villa renommée: United Nation Villa, de se dire au revoir et de reprendre la route. Certains vont au Nicaragua, d’autres restent encore un peu à la plage. De mon côté, je prends un bus vers la capitale, puis deux autres pour changer de terminal et un dernier qui m’amènera jusque Suchitoto. Les locaux font papote dans le bus, et s’étonnent quand je ne suis pas des US et que je parle espagnol. Je suis même invitée à passer le week-end chez l’un d’eux mais j’ai poliment refusé. Bref je débarque dans cette petite ville qui surplombe un lac artificiel. C’est une des premières villes du El Salvador. Les ruelles sont pavées et les maisons colorées. Tout est fort calme (il y a un match de foot en cours…) mais j’apprends vite qu’une fête se prépare et que ça va être la fête toute le week-end avec des feux d’artifices, des parades etc. J’ai hâte de voir ça même si je pense que je ne vais pas beaucoup dormir. En attendant, je me balade dans le village en fin d’après-midi. Je marche jusqu’à un point de vue sur le lac et je trouve ensuite un restaurant avec un beau pnorama. Je m’accorde une margarita et quelques frites, il faut bien profiter de cette jolie vue. Le soir je mange des pupusas en regardant l’agitation sur la place (il y a une foire, un défilé etc). Deux locaux s’installent à côté de moi car il manque de la place. Ils me disent: « tu ne viens pas d’ici toi ». Je leur montre la Belgique sur la carte et discute un peu mais leur espagnol n’est pas facile à comprendre. Je rentre à l’hôtel avant le début de la danse qui a l’air d’être l’attraction du week-end.

Le lendemain je traine dans mon lit, les feux d’artifices à 4h du matin et la bagarre des chiens à 6h m’ont empêché de faire une grasse matinée. Un peu plus tard, je vais manger une pupusa avec mon voisin de chambre, un québécois de 58 ans. On part ensuite voir une cascade donc la forme des pierres me rappelle les cascades d’Islande. On profite également de la vue sur le lac avant de remonter (à pied et en voiture) jusque Suchitoto. Je passe le reste de l’après midi à me renseigner sur la Basse Californie au Mexique, ma destination de la semaine d’après. Le soir je prends l’apéro avec Stephane, le québécois, avant d’aller manger mexicain un peu en dehors du centre qui est fort bruyant à cause de toutes les célébrations. Au retour, on suit une autre parade jusqu’à la place principale où s’enchaînent les concerts. Pas besoin de rester sur place pour y assister, je les entends tout aussi bien depuis ma chambre. Bref je mets mes boule quies et je parviens à m’endormir (pour être réveillée par les feux d’artifices au milieu de la nuit).

Dimanche matin, je plie bagage et reprend un bus vers San Salvador, deux bus à nouveau pour changer de terminal et enfin un autre bus pour Santa Ana. Il y a beaucoup de trafic, le trajet prend plus de 2h. J’arrive donc en fin d’après-midi et je m’installe dans la même première auberge qu’à mon arrivée dans le pays. Pas grand chose de prévu, je vais chercher quelques pupusas et vais dormir pas trop tard. Le lendemain, mon but de la journée est d’aller au Cerdo Verde, un volcan éteint. L’idée est d’y passer la nuit afin de commencer le lendemain matin, la randonnée jusqu’au volcan Santa Ana, encore actif. Il est possible de faire le tout en une journée mais il y a plus de chance que le sommet du volcan soit nuageux et il faut aussi se dépêcher pour redescendre et attraper le prochain bus, sinon il faut passer toute l’après midi sur place.

Bref, je sais qu’il y a plusieurs bus qui vont jusqu’au cerro verde mais à part le timing du premier, il est compliqué de trouver des informations. Je crois comprendre qu’un bus part vers midi. Je me rends donc à la station mais la personne au guichet m’indique que le bus ne part qu’à deux heures. Je decide d’attendre sur place etant donné que j’ai mon gros sac avec moi. Bref vers 16h, j’arrive enfin à destination. Il fait plus frais et je me change. C’est mon premier jeans depuis le début du voyage. Je marche une demi heure vers l’entrée du parc national d’où j’espère voir le coucher du soleil. Les gardes à l’entrée me laissent passer sans payer étant donné que je ne reste que peu de temps, et paierai l’entrée le lendemain. Du point de vue je peux voir le cerro verde ainsi que le volcan Izalco, un jeune volcan encore actif. Les nuages arrivent et cachent en partie le coucher du soleil mais l’ensemble reste très beau. Une fois qu’il fait nuit je redescends jusqu’à mon auberge. Il n’y a personne dans mon dortoir et j’ai donc une chambre privée.

Mardi matin, je me réveille dans les nuages. J’espère que ça va se dégager. Je m’habille et vers 8h, j’arrive à l’entrée du parc. Il faut officiellement un guide pour grimper mais certains ont réussi à le faire sans. Le problème c’est qu’il n’y a encore personne sur le chemin et le garde me dit que s’il y avait déjà du monde, il aurait pu faire une exception mais la ce n’est pas possible. Heureusement une quinzaine de minutes plus tard, un guide national arrive avec deux américaines un peu plus âgées et il accepte que je les rejoigne. Il me dit juste qu’ils iront lentement. Cela me va très bien, pour une fois je serai la première du groupe.

La randonnée n’est pas très compliquée. Il y a environ 450m de dénivelé. Les deux tiers se font dans la forêt/dans les nuages, le reste en plein soleil dans les cailloux. On arrive au somemet en un peu moins de 2h. Le volcan est un des plus actifs du El Salvador et le plus haut (2381m), la dernière éruption date de 2005. Au creux du cratère se trouve un lac de soufre. Ça sent un peu l’oeuf pourri. Depuis le sommet, on aperçoit entre les nuages le cerro verde et le volcan Izalco mais malheureusement on ne verra pas le lac Coatepeque. Après quelques photos, on redescend. Je suis contente d’avoir eu un bon guide qui nous a expliqué pas mal de choses, les guides locaux sont connus pour ne rien expliquer.

J’ai le temps de prendre une douche et me faire un sandwich (j’ai trouvé du basilic au supermarché et je savoure chacun de mes sandwich depuis) avant de prendre le bus pour retourner vers Santa Ana. Je retourne à l’auberge avec la piscine. Si la fois passée il n’y avait pas grand monde, cette fois ci elle est complète, certains dormiront sur le canapé, faute de place. L’auberge la moins cher ayant augmenté ses prix, elle n’est plus très intéressante en terme de qualité/prix. Bref je me rafraîchi dans la piscine et fait papote avec un couple de belge d’Anvers (décidément). Je me cuisine des pates (avec du Basilic) avant de les accompagner en ville. Ils viennent d’arriver et je leur montre les quelques endroits que je connais. On boit une bière avant de rentrer.

Mercredi matin, je quitte définitivement Santa Ana pour San Salvador. Je fais le trajet avec un français rencontré dans l’auberge. J’arrive dans mon auberge juste à temps pour voir le match de foot. J’aurai aimé aller jusqu’au volcan El Salvador qui borde la ville mais le bus prend trop de temps. Je décide donc de marcher jusqu’au centre historique. Ça grouille de monde, je n’avais plus l’habitude. Je fais un petit tour mais je ne me sens pas des plus à l’aise et décide de rentrer à l’auberge (anyway il n’y a pas grand chose à voir). Pour le souper je vais chercher des pupusas et puis on regarde un film avec d’autres filles de mon dortoir. Le lendemain matin, je fais mon sac et prend un uber pour la station d’autobus. Un dernier chicken bus m’amènera à l’aéroport qui contrairement à ce que je pensais n’est pas dans la ville mais à 50 km de la capitale. Heureusement je l’avais remarqué la veille.

Le Salvador aura été une belle découverte, il y a beaucoup de choses à voir et à faire. Les locaux sont adorables toujours prêts à rendre service. Il est facile et très peu coûteux de se déplacer dans le pays grâce au nombre incroyable de chickens bus. Maintenant je m’envole pour le Mexique pour un mois avant de revenir ici et de continuer vers le Sud.

1 réflexion sur « Suchitoto et retour à Santa Ana »

  1. Avatar de Annick Lenoir

    Louiiiise, Beau le Salvador… comment le pays s’est il remis de l’horrible guerre civile de la fin du siècle dernier? Pour moi, tu peux détailler aussi bien cela que ce à quoi sont fourrés les pupusas! Viva Mexica maintenant. Bises de Tatanick

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