Au bout du monde, dans les caraïbes

Plus de 24h de trajet plus tard, on arrive enfin à Big Corn. Les Corn Islands, composé de Big Corn et Little Corn sont deux petites îles dans les caraïbes, encore fort préservées du tourisme de masse. Et pour cause, elles se situent à 75km de la côte est du Nicaragua. Pour y arriver, il faut soit voler depuis Managua la capitale, mais les tickets ne sont pas donnés, soit prendre le bus et le bateau (ce qui revient à 16$) comme on l’a fait. Bref peu de voyageurs se paient l’avion ou décident de subir le trajet. L’ile de Big Corn est la plus grande mais la moins touristique. Ici il y a quelques routes et quelques voitures mais mis à part cela, il n’y a pas grand chose.

On dépose nos affaires dans la seule auberge de l’ile, au bord de l’eau et on va vite faire un petit tour pour le coucher du soleil. On apprendra que même s’il fait beau 30 minutes avant le coucher du soleil, les nuages arrivent tous juste au moment du coucher. On testera quand même tous les soirs mais sans succès. Le soir Caroline et moi partons manger une pizza avant de nous coucher tôt.

Dimanche on explore le côté ouest et sud de l’île. On y est vite, l’ile faisant 5km du Nord au Sud. On nage, mange au bord de l’eau et un local rencontré dans le bateau nous coupe une noix de coco… En fin de journée il se met à pleuvoir (donc pas de coucher du soleil), on rentre trempé à l’auberge (malgré le taxi qui nous a pris en chemin) et on cuisine. On joue au carte ensuite avec Lucia, une Argentine qui fait de la plongée ici.

Lundi, on part vers le nord de l’île, et on revient par l’est. En fin d’après midi on prend un petit bateau pour Little Corn et 30 minutes mouvementées plus tard on arrive à notre destination finale. On dépose nos affaires dans notre chambre et on part manger dans un des bars/restaurant les plus animés de l’île. Ce n’est pas très dur de choisir, il y en a 4…

Little Corn est une toute petite île. Ici, pas de route, pas de voiture et pas d’électricité de 6h à 13h. Toutes les marchandises arrivent par bateau et sont ensuite réparties dans le village sur des chariots poussés par les locaux. Il n’y a pas beaucoup de touristes, on croise les mêmes personnes sans cesse. Si les logements ne sont pas cher, la nourriture l’est même si le choix est assez limité, il doit y avoir 5-6 légumes différents, on doit être créatif pour varier les plats qu’on cuisine. Mais malgré tout cela, l’expérience sur l’île est géniale. On est loin de tout, sur une ile paradisiaque, il n’y a quasi personne sur les plages, et tout ce qu’on a à faire c’est profiter et admirer la vue depuis un hamac. On ne peut pas se plaindre.

Little Corn est connue pour ses spots de plongée et on s’est dit qu’on allait en profiter. Nos instructeurs, Bailey et Clara, nous attendent au port à notre arrivée et nous donnent nos livres pour qur l’on puisse commencer l’étude. Bastian et Caroline passent leur open water et je passe l’advanced. On se retrouve donc au bar à étudier. On mange avec un couple de flamands et on finit l’étude dans nos lits.

Mardi matin, je fais mes deux premières plongées. L’advanced open water consiste en cinq plongées différentes, toutes avec un thème. Ce matin je travaille ma flottabilité et la navigation. Je fais quelques exercices dans l’eau avant de partir explorer. J’ai de la chance lors de la première plongée, on voit une grosse tortue (malheureusement qui a l’air de s’être fait attaquée par un requin), un requin nourrice et deux énormes raies. J’en prend plein les yeux. L’après midi, je me balade sur l’est de l’ile avant d’aller chercher les autres au centre de plongée. Le soir on participe au quizz organisé par le tranquilo, le bar de la veille. On est pas très doué mais on blâmera les questions faites pour les américains.

Mercredi matin, je fais deux autres plongées. Une à 26m de profondeur, un deep dive, où je ne verrai quasi rien à cause de la visibilité et l’autre axée sur l’identification des poissons. On revoit la même tortue, un requin et des raies. On mange dans un petit resto local à midi et puis on se balade à nouveau sur l’est de l’île. Les autres ont encore de l’étude à faire donc c’est assez calme. Le soir, on retourne au tranquilos pour la Garifuna Night. Il y a de la musique et des danses locales, c’est sympa.

Jeudi matin, pendant que Caro et Bastian passent leur dernières plongées et leur examen, je profite du wifi pour planifier les prochaines semaines et je fais quelques courses pour le lunch. Bonne nouvelle, ils ont réussi leur padi! On se repose un peu l’après midi et vers 17h on retourne au centre de plongée pour faire une plongée de nuit. On part quand il fait encore clair, on attend que la nuit tombe et on plonge (avec lampe de poche). C’est mouvementé parce qu’il y a beaucoup de courant et qu’on ne se voit pas bien entre nous mais on voit plein de raies, une grosse tortue et deux petites, un calamar, une pieuvre, des gros poissons, des homards etc. Une fois de retour sur la terre ferme, on règle les différentes formalités autour d’une bière avec nos instructeurs avant d’aller manger (toujours au même endroit).

Vendredi, première journée sans plongée. On part vers Otto Beach, au nord de l’île. La plage est paradisiaque et sauvage. On lit au soleil et on fait des photos entre les averses passagères. On rentre par l’est de l’île. On mange tard dans après midi et après un autre coucher de soleil raté on passe une dernière soirée au tranquilos.

Samedi on se lève tôt pour prendre le bateau retour vers Big Corn. Mais la marine estime que les conditions météorologiques ne sont pas bonnes et aucun bateau n’est autorisé à partir (on ne comprend pas trop, la mer est plus calme que les jours précédents). Heureusement on est pas pressé et de toute façon le ferry n’est pas parti de Bluefields donc on a pas trop le choix d’attendre. Certains ont des avions depuis Big Corn et cherche une solution en vain. Mais vers midi, un bateau de pêcheurs arrive et on nous indique qu’on peut y aller. Mais le prix est de 30 dollars au lieu de 10… Entre temps on a appris qu’il n’y aurait pas de ferry pour Bluefields d’ici mardi. Je me dis qu’il vaut mieux être sur la grande île d’où je peux prendre un avion et peut être gagner quelques jours. Caro et Bastian ont plus de temps, ils ont déjà presque tout fait au Nicaragua et ils décident de rester. On fait des adieux rapides et on prévoit de se revoir le week-end prochain. Je monte sur le bateau et plus d’une heure (en plein soleil) plus tard, je suis de retour à Big Corn. Je me rends directement à l’aéroport et je réussis à avoir la dernière place pour Managua, le vol part une vingtaine de minutes plus tard. Je retrouve Lucia, l’Argentine. On est pas dans le même vol, le mien fait escale à Bluefields mais on se retrouvera à Managua. Le trajet est un peu mouvementé, on passe par des nuages et de la pluie. Mais bientôt on survole le bleu turquoise des caraïbes et les étendues vertes de l’est du pays. Un peu plus loin, j’aperçois les montagnes du Nord à droite et à gauche je vois le lac Nicaragua. C’est beau et dire qu’en 1h30 je traverse le pays alors que par la route on a mis plus de 15h (bus et bateau). A managua je partage un taxi avec Lucia et on prend ensuite un bus vers Granada. C’est un peu bizarre de revenir si rapidement, dans la précipitation, d’un endroit si calme et sans personne mais je pense avoir pris la bonne décision.

2 réflexions sur « Au bout du monde, dans les caraïbes »

  1. Avatar de Lenoir annick

    Louise, Quelle folle expérience que celle de la plongée. J’adore les couleurs de la pieuvre . Heureusement que vous avez plongé, car le sable chaud, ça va un temps et puis on s’ennuie, non? Bon voyage au Nicaragua… et dire que quand j’avais 30 ans, c’était la guerre civile là-bas. Bisous

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    1. Avatar de louenvadrouille

      En effet, si tu ne plonges pas c’est beaucoup de farniente 🙂

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