AprĂšs avoir dit au revoir Ă papa, maman et Tom Ă Walvis Bay, nous voilĂ donc trois. On fait quelques courses et on prend la route vers le sud-est pour plusieurs heures. Des passes, des canyons, des paysages magnifiques. On s’arrĂȘte aussi au Tropique du Capricorne, parce que c’est quand mĂȘme sympa Ă cocher.







On arrive en fin d’aprĂšs-midi au camp Gecko. Notre emplacement est magnifique, vue sur une vallĂ©e entourĂ©e de montagnes. Petit plongeon dans le bassin en prenant l’apĂ©ro, puis on remonte cuisiner un braai prĂ©parĂ© par le camping. Au menu : steak de kudu et saucisses de phacochĂšre avec courges fourrĂ©es et salade de chou. C’est dĂ©licieux, et le coucher de soleil qui s’Ă©ternise ne fait qu’amĂ©liorer les choses.





La particularitĂ© de ce camping : la douche et les toilettes sont en plein air, Ă l’Ă©cart pour ne pas ĂȘtre vu. On prend donc notre douche avec vue sur la vallĂ©e. On prend notre temps avant de reprendre la route.


Premier arrĂȘt : Solitaire. Une « ville » composĂ©e d’une station-essence et de deux magasins. Le dĂ©cor est assez particulier, on se croirait dans le Far West. DeuxiĂšme arrĂȘt, plus atypique : un frigo et deux chaises roses Barbie en plein milieu de nulle part. C’est un lodge qui a installĂ© ça sur sa propriĂ©tĂ©, on a gentiment demandĂ© Ă l’entrĂ©e si on pouvait jeter un Ćil. Le frigo fonctionne, il y a mĂȘme des boissons Ă l’intĂ©rieur. On ne prend rien vu qu’on n’y dort pas, mais c’est bien fait.



On arrive ensuite Ă Sesriem et Ă notre campement. Il est encore tĂŽt, on lunche et on profite de la piscine avant d’aller voir le coucher de soleil dans le parc Namib-Naukluft, depuis la dune 45 (elle est au 45Ăšme km de la route). Elle culmine Ă 170m et il nous faut une demi-heure pour la grimper. Vue magnifique sur les dunes et la vallĂ©e. La descente est bien plus rapide et on ne traĂźne pas, la gate ferme Ă 19h30.







Le lendemain matin, levĂ©e tĂŽt. Comme on dort dans le parc, on peut partir une heure avant le lever du soleil pour Deadvlei, le paysage le plus connu de Namibie. C’est la file devant la gate mais on parvient Ă ĂȘtre dans les premiers.
1h de route plus tard, Ă rouler dans une vallĂ©e encadrĂ©e de dunes, on arrive au premier parking. Il avait Ă©tĂ© annoncĂ© un mois plus tĂŽt qu’on ne pouvait plus accĂ©der seul au dernier parking, seulement avec une navette. Mais vu les problĂšmes que ça a gĂ©nĂ©rĂ© le premier jour, ils ont visiblement changĂ© d’avis. Devinez qui avait dĂ©jĂ achetĂ© ses billets de navette Ă l’avanceâŠ
Enfin bref. On dĂ©gonfle les pneus, on passe en mode 4×4 et on compte sur Joujou pour ne pas s’ensabler. Il conduit comme un chef, on arrive secouĂ©s mais sans trop de problĂšme.
On marche ensuite une vingtaine de minutes alors que le soleil se lĂšve sur les dunes, jusqu’Ă Deadvlei. Il y a 900 ans, les dunes ont bloquĂ© l’accĂšs Ă la riviĂšre et les arbres ont sĂ©chĂ© dans la chaleur du dĂ©sert, sans jamais se dĂ©composer. Les arbres qu’on a devant nous ont donc 1 000 ans.





Pendant que Lauranne et moi faisons des photos, et attendons surtout que le soleil arrive pour nous réchauffer, Joujou grimpe la premiÚre partie de Big Daddy, une énorme dune qui surplombe Deadvlei. Les arbres noirs, les dunes oranges et le ciel bleu forment une combinaison vraiment belle.










On reprend ensuite la voiture quelques minutes pour voir Sossusvlei, une autre dune prĂšs d’un lac quasi assĂ©chĂ©. On rentre vers Sesriem en accumulant les « waouw » devant les dunes. On meurt de faim, direction le restaurant du camping avant de quitter le parc.





2h de route pour atteindre notre prochain camping, dans la réserve du Namibrand. En chemin, on croise zÚbres, springboks, oryx etc.





Ă la rĂ©ception, on dĂ©gonfle Ă nouveau les pneus et on rĂ©serve des sandboards. On dĂ©couvre notre emplacement, entourĂ© de dunes, c’est de nouveau un endroit incroyable. Le rĂ©ceptionniste nous apporte les planches et nous montre comment ça fonctionne. On fait ensuite un tour dans la rĂ©serve oĂč on croise un oryx de trĂšs prĂšs, et on termine par un peu de sandboard. Une premiĂšre pour Joujou, et vu la chute, peut-ĂȘtre la derniĂšre.






La Namibrand Nature Reserve est la plus grande rĂ©serve privĂ©e de Namibie, avec plus de 200 000 hectares. On y trouve des oryx, des springboks, des zĂšbres, des girafes et mĂȘme des lĂ©opards, bien cachĂ©s dans les montagnes.
Le soir pendant l’apĂ©ro, un oryx s’approche de notre voiture. Il s’Ă©loigne quand on l’aperçoit. La Namibie est rĂ©putĂ©e pour ses ciels Ă©toilĂ©s mais c’est la pleine lune, on a un gros spot lumineux dans le ciel. Heureusement, ce soir elle est encore cachĂ©e derriĂšre les montagnes, on en profite.





Au lever du soleil, on scrute l’horizon Ă la recherche d’animaux. Un troupeau de springboks au loin mais rien de plus. Il est temps de quitter la rĂ©serve, non sans apercevoir encore deux oryx et une autruche.




La route devient sĂšche et rocailleuse Ă l’approche de Aus. Les animaux changent eux aussi, on passe des zĂšbres et oryx Ă des vaches, moutons et chevaux. On s’arrĂȘte au camping de Klein Aus Vista. En chemin, des panneaux indiquent de faire attention aux camĂ©lĂ©ons qui traversent, souvent Ă©crasĂ©s. On n’en verra malheureusement pas.


On a encore du temps, on part pour une balade de 1h45 jusqu’Ă un point de vue sur une Ă©norme plaine oĂč trĂŽne un cheval en pierre. La rĂ©gion est connue pour ses chevaux sauvages. AprĂšs une bonne douche, on dĂ©guste un apĂ©ro et dĂ©licieux repas au lodge. Au menu pour moi : boulettes d’oryx en sauce tomate.




Le lendemain, la pluie nous rĂ©veille tĂŽt. On comptait partir assez tĂŽt mais pas de cette maniĂšre. La mĂ©tĂ©o annonçant encore quelques heures de pluie, on prend notre courage Ă deux mains, on plie les tentes trempĂ©es et on part. Direction LĂŒderitz, Ă l’ouest, au bord de l’eau, une ville fondĂ©e par les Allemands Ă l’Ă©poque de la ruĂ©e vers les diamants.
En chemin, le soleil se lĂšve sur de vastes Ă©tendues. C’est magnifique. On dĂ©jeune Ă LĂŒderitz. On voulait faire des courses vu qu’il y a un supermarchĂ©, les deux nuits prĂ©cĂ©dentes on n’avait pas d’Ă©lectricitĂ© donc rien de frais. Mais le Spar n’est pas trĂšs fourni, on ira au prochain Ă quelques heures de route. On se rend Ă l’Ă©glise qui surplombe la ville pour la vue, et comme LĂŒderitz n’offre pas grand-chose de plus et qu’on manque de temps pour explorer la pĂ©ninsule, on rebrousse chemin.




Le plan Ă©tait de s’arrĂȘter Ă Kolmanskop, une ancienne ville de la ruĂ©e vers les diamants aujourd’hui abandonnĂ©e, envahie par le sable. Mais en arrivant, le prix d’entrĂ©e s’avĂšre plus Ă©levĂ© que prĂ©vu et on dĂ©cide que c’est trop cher pour ce que c’est. On n’a pas de chance Ă ce niveau-lĂ d’ailleurs, tous les parcs nationaux sont passĂ©s de 150 Ă 280 dollars namibiens pour les Ă©trangers. Le changement a eu lieu le 1er avril. đ
On continue vers Keetmanshoop pour faire des courses, la ville ne donne pas vraiment envie de s’y attarder. On parvient Ă trouver de quoi se faire un lunch qu’on mange au bord de la route, avant de continuer vers le Fish River Canyon, le deuxiĂšme plus grand canyon au monde.





On s’arrĂȘte un peu avant, Ă notre camping. On ouvre nos tentes pour qu’elles aĂšrent et on va au restaurant jouer Ă Rikiki. L’ambiance est trĂšs sympa, dĂ©corĂ© avec des vielles voitures et des plaques d’immatriculation du monde entier. La journĂ©e n’ayant pas Ă©tĂ© la meilleure, elle ne se finira pas mieux non plus. La chakchouka prĂ©parĂ©e avec soin n’est pas bonne, les Ćufs achetĂ©s le jour mĂȘme sont avariĂ©s. On espĂšre que le lendemain sera plus clĂ©ment.
RĂ©veil avec le lever du soleil, les tentes sĂšchent enfin. On part se balader depuis le camping, rien d’exceptionnel mais la vue est sympa.

Puis direction le Fish River Canyon. Sauf qu’Ă l’entrĂ©e du parc, on nous annonce qu’on ne peut payer qu’en cash, alors qu’au shop d’Ă cĂŽtĂ© on peut payer par carte. Jusqu’ici on avait tout payĂ© en carte et on n’a pas assez de cash sur nous. La personne en charge des entrĂ©es, aussi aimable qu’une porte de prison, nous indique qu’il y a un distributeur au Gondwana Canyon Roadhouse, notre camping. On rebrousse chemin, mais le distributeur est vide et le camping non plus n’a pas de cash.
On dĂ©cide de rassembler nos euros, on a juste assez pour changer en dollars namibiens la somme manquante. Reste Ă trouver quelqu’un qui veut bien les Ă©changer. Les premiers essais sont infructueux, et alors qu’on envisage de rouler 1h jusqu’au prochain distributeur, on tombe sur un autre touriste qui a assez de cash et accepte notre proposition. Ouf.
On retourne Ă l’entrĂ©e du parc et on accĂšde enfin aux diffĂ©rents points de vue sur ce fameux canyon. TrĂšs impressionnant, il s’Ă©tale Ă perte de vue. L’un des points d’observation est le dĂ©part d’une randonnĂ©e de 5 jours dans le canyon. On croise aussi des voitures classiques qui font un rallye de 29 jours entre l’Afrique du Sud, la Namibie, le Botswana, le Mozambique⊠Ăa donne vraiment envie.








On attend le coucher de soleil au Sunset Viewpoint avec un bon livre. Quel spectacle dans le canyon. En sortant du parc, une dizaine de kudus au bord de la route, on n’en avait pas encore vus, quelle jolie surprise.






Le lendemain matin, on entame la route du retour, coupĂ©e en deux Ă©tapes. Un arrĂȘt Ă la Quiver Tree Forest, des arbres Ă carquois entourĂ©s de dassies, de petits mammifĂšres qui ressemblent Ă des marmottes. On visite aussi le Giant’s Playground, une sĂ©rie de tours de pierres empilĂ©es, sans ĂȘtre vraiment impressionnĂ©s.






On arrive en fin d’aprĂšs-midi dans notre dernier camping. En face, des champs. On se croirait dĂ©jĂ en Belgique. Un dernier braai et un gros dodo dans le froid.
Le lendemain, 3h de route jusqu’Ă Windhoek. On rĂ©cupĂšre nos affaires chez la maman d’Hanel, notre amie namibienne, et on dĂ©pose tout dans notre appartement pour la nuit. Hasard du calendrier, il y a un festival juste en face, musique Ă fond. Lauranne regarde le programme : ils s’arrĂȘtent Ă minuit et reprennent Ă 6h du matin. đ
On rend le vĂ©hicule, on fait les boutiques de souvenirs en s’arrĂȘtant manger un bout. Il y a de jolies choses mais tout est assez cher et ça ne nĂ©gocie pas trop. Le soir, on mange Ă « the place to be » selon les jeunes de Windhoek, l’endroit est sympa et les burgers sont bons.
Samedi, dernier jour. On rĂ©cupĂšre de quoi luncher avant de filer Ă l’aĂ©roport. C’est la fin de ce beau voyage en Namibie, dont on se souviendra des paysages magnifiques et des animaux perdus dans ces grandes Ă©tendues beaucoup plus que de la gentillesse de ceux qui travaillent dans le tourisme. đ
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